Le Monde
A l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump fait mine d’hésiter, au sujet de l’Iran, entre accord et « destruction »
Article réservé aux abonnés
Lorsque Donald Trump s’adresse au monde, il parle souvent de lui-même. La démonstration en a été faite une nouvelle fois, mardi 22 septembre, lors de l’allocution du président américain devant l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), à New York. Dans un exercice classique d’autocélébration exécuté sans ardeur, de façon presque scolaire, le magnat a dressé le tableau d’une Amérique en pleine félicité, niant les problèmes extérieurs et intérieurs qui s’accumulent.
« Tandis que d’autres ont parlé, j’ai agi. Tandis que d’autres ont parlé de paix, je l’ai faite. Tandis que d’autres ont ignoré les menaces, je les ai affrontées. Tandis que d’autres ont parlé de courage, l’Amérique en a démontré. Tandis que d’autres ont promis de la force, je l’ai employée pour faire [des Etats-Unis] le plus puissant pays du monde. » Le milliardaire n’a pas hésité à citer, à la troisième personne, des compliments qu’auraient formulés à son adresse des dirigeants étrangers, le remerciant d’avoir résolu huit guerres.
Au-delà de cette ode à un « âge d’or » imaginaire, Donald Trump a dû consacrer une partie de son discours à l’Iran, aventure militaire rejetée par une majorité d’Américains. Selon un sondage CNN-SSRS, publié mardi, ils sont 71 % à désapprouver sa politique étrangère, 70 % à considérer que la guerre contre Téhéran a porté atteinte aux intérêts des Etats-Unis et 75 % à estimer que la Maison Blanche n’a aucun plan clair de sortie de crise. Pourtant, Donald Trump a défendu sa ligne face au « régime fanatique iranien », qui « se conduit mal, non pas parce qu’ils sont forts et confiants, mais parce qu’ils sont... (La suite pour les abonnés...)
No comments:
Post a Comment