A l’Assemblée générale de l’ONU, Emmanuel Macron prend le contrepied de Donald Trump

Pour sa dernière intervention à la tribune des Nations unies, le président français a tenu un discours véhément défendant le multilatéralisme et le droit international face à « un nouvel âge de la barbarie ». Un miroir inversé de l’allocution livrée quelques heures plus tôt par son homologue américain.

Par (New York, envoyée spéciale)

Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 08h36

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Le président français, Emmanuel Macron, à la tribune de l’ONU, à New York, le 22 septembre 2026.

Emmanuel Macron a eu peur de « manquer d’originalité » pour son dernier discours devant l’Assemblée des Nations unies (ONU), à New York. Mardi 22 septembre, le président français n’a, il est vrai, pu que constater l’ampleur du désastre qui s’est emparé d’un monde désormais hanté, dit-il, par le « retour de l’impérialisme » et de « l’arrogance ».

Au Moyen-Orient, en Ukraine ou en Afrique s’ouvre « un nouvel âge de la barbarie », a-t-il déploré. Mais avant son départ de l’Elysée, au printemps 2027, qui pourrait le condamner à n’être plus qu’un observateur de ces relations internationales tourmentées, le chef de l’Etat a enjoint à ses pairs de ne pas céder à « l’esprit de défaite » face à « la force sans règle ni retenue ».

La voix chargée de colère, il s’est souvenu de son investissement, un an plus tôt, pour mobiliser une douzaine de pays à reconnaître la Palestine. L’initiative devait préserver la solution à deux Etats, alors qu’Israël menait une guerre d’anéantissement à Gaza. « J’entends le cynisme de certains “reconnaissance de papier, regardez la réalité”. Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? », s’est-il emporté. « Certains se flattent d’une paix prétendue. Mais cette paix n’a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais ! », a-t-il insisté, tapant du poing sur la table.

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