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La guerre en Iran au centre des manifestations « No Kings » contre Donald Trump aux Etats-Unis : « L’Amérique est du mauvais côté dans cette histoire »
Par Nicolas Chapuis (New York, correspondant)
Publié aujourd’hui à 05h07, modifié à 07h28 (Le 29 Mars 2026)
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RÉCIT Des millions de personnes se sont mobilisées contre l’administration Trump, samedi dans tout le pays, avec pour épicentre Minneapolis-Saint Paul, où deux Américains ont été tués en janvier par des agents fédéraux.
Pour la troisième fois en un an, les bannières « No Kings » (pas de rois) ont flotté un peu partout aux Etats-Unis, samedi 28 mars. Les opposants à Donald Trump sont descendus massivement dans la rue à travers le pays, répondant à ce mot d’ordre qui dénonce une dérive autoritariste du président américain. Pas moins de 3 000 rassemblements avaient été organisés, dans des petites villes du Midwest comme dans les grandes métropoles des côtes. Le collectif à l’origine de la mobilisation revendiquait 8 millions de participants samedi soir, un chiffre impossible à vérifier.
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L’évènement phare avait lieu à Minneapolis-Saint Paul (Minnesota), où des prises de paroles, entrecoupées d’intermèdes musicaux, étaient organisées, en présence de célébrités comme Bruce Springsteen, Joan Baez, Jane Fonda, ou encore du sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, figure de la gauche américaine. Les Twin Cities sont devenues le symbole de l’opposition à Trump, depuis l’opération anti-immigration sur place qui a causé la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, tués par des agents fédéraux. La Maison Blanche a dû reculer et la résistance pacifique des citoyens, qui se sont mobilisés pour défendre les immigrés de la ville, fait désormais office de modèle à travers le pays.
Le chanteur Bruce Springsteen lors de la manifestation « No Kings » à Saint Paul (Minnesota), le 28 mars 2026. ELLEN SCHMIDT/AP
« On s’est senti galvanisé, raconte Jérôme Chateau, président du comité d’aménagement dans le quartier de South Uptown à Minneapolis et membre du Parti démocrate, qui assistait au rassemblement. L’atmosphère était bon enfant, avec de l’humour, de la combativité et aussi des moments très touchants. On en a besoin parce que le sous-texte ici, c’est que tout le monde a été traumatisé par ce qui s’est passé. Mais c’était aussi une célébration, il y a une forme de fierté parce qu’on a remporté une victoire. »
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