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En direct, la chute de Bachar Al-Assad en Syrie : le sort du président en fuite toujours inconnu, le groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham annonce la chute du « tyran »
Le 8 Décembre 2024
« Nous déclarons la ville de Damas libérée du tyran », a proclamé HTC, dimanche. La prison militaire de Saydnaya, au nord de la capitale, symbole de la machine de répression des Al-Assad, a également été libérée.
09:18
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Un responsable des Emirats arabes unis appelle les Syriens à travailler ensemble pour éviter « le chaos »
Un haut responsable des Emirats arabes unis a exhorté dimanche les Syriens à travailler ensemble pour éviter « le chaos », dans la première réaction d’un pays arabe à la chute du président Bachar Al-Assad.
« Nous espérons voir les Syriens travailler ensemble et ne pas assister à un nouvel épisode de chaos », a déclaré Anwar Gargash, conseiller du président des Emirats arabes unis devant la conférence Manama Dialogue à Bahreïn.
09:17
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A Damas : « La Syrie est à nous, elle n’est pas à la famille Assad », scandent des combattants rebelles
Encore sonnée par l’annonce de la « fuite » du président Bachar Al-Assad, la capitale syrienne s’est réveillée dimanche avant l’aube sous contrôle rebelle. Selon des témoins contactés par l’Agence France-Presse (AFP), quelques dizaines de personnes ont rallié la place des Omeyyades, dans le centre de Damas, pour célébrer la chute du clan Assad au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle.
Dans le jardin au centre de la place, sous les cris de « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand ») lancés à la volée pour exprimer la joie de la foule, des dizaines d’habitants ont piétiné une statue de Hafez Al-Assad, le père de Bachar, après l’avoir fait chuter et l’avoir brisée, selon des images de l’AFP.
« La Syrie est à nous, elle n’est pas à la famille Assad », ont scandé des hommes armés des groupes rebelles.
Les soldats du régime, eux, se débarrassaient à la hâte de leurs uniformes en sortant du siège de l’état-major sur la place des Omeyyades, ont raconté à l’AFP des habitants.
Dans les allées étroites du vieux Damas où vivent de nombreuses familles chrétiennes, de jeunes Syriens scandaient « le peuple syrien est uni », un message se voulant rassurant à destination des minorités d’un pays multiconfessionnel déchiré par treize années d’une guerre civile meurtrière et dévastatrice.
Dans un autre quartier, à Chaghour, des femmes aux balcons poussaient des cris de joie, d’autres jetaient du riz au passage de combattants armés. Des rebelles s’agenouillaient pour embrasser le sol ou prier quand d’autres se prenaient en photos, les tirs nourris des armes à feu retentissant sans discontinuer.
08:46 EN PHOTOS 📷
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Un combattant rebelle à Homs, en Syrie, le 8 décembre 2024. MAHMOUD HASANO / REUTERS
Des Syriens piétinent une affiche à l’effigie de Bachar Al-Assad, à Damas, le 8 décembre 2024. OMAR SANADIKI / AP
Des combattants rebelles à Damas, le 8 décembre 2024. OMAR SANADIKI / AP
Un homme brandit un drapeau de l’opposition syrienne, à Homs, le 8 décembre 2024. MAHMOUD HASANO / REUTERS
L’arrivée des combattants rebelles à Damas est fêtée par la population, le 8 décembre 2024. OMAR SANADIKI / AP
Des membres des forces du régime d’Al-Assad, en tenues civiles, sont conduits par des combattants rebelles, à Homs, en Syrie, le 8 décembre 2024. AAREF WATAD / AFP
08:20 POUR APPROFONDIR
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En Syrie, la chute de Bachar Al-Assad, président par accident, modernisateur raté et despote sanguinaire
Par Benjamin Barthe
Lecture : 14 min.
AFP/JACK GUEZ
Cruelle ironie de l’histoire : l’homme aux mains poissées de sang, qui s’est enfui dimanche 8 décembre, après avoir passé un quart de siècle aux commandes de la Syrie, après avoir brisé son peuple et broyé son pays, n’était pas destiné au pouvoir. Né en 1965, à Damas, deuxième fils du président Hafez Al-Assad et de son épouse Anissa Makhlouf, Bachar Al-Assad devait être ophtalmologue. Après une enfance sans histoire, son diplôme de médecine en poche, le jeune homme, que l’on décrit à l’époque comme modeste et travailleur, était parti faire sa spécialité à Londres. La succession du paternel à la tête de l’Etat était réservée à l’aîné de la fratrie, Bassel. Tout le contraire de Bachar : un fort en gueule, fameux pour ses talents de cavalier et ses succès auprès des femmes.
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08:10 URGENT
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Les rebelles annoncent la chute du « tyran » Assad à la télévision publique
Des groupes rebelles ont annoncé dimanche dans une allocution à la télévision publique syrienne la chute du « tyran » Bachar Al-Assad, assurant avoir libéré tous les prisonniers « injustement » détenus, appelant citoyens et combattants à préserver les propriétés de l’Etat.
Neuf personnes sont apparues à l’écran de la télévision publique. L’une d’elles a lu un communiqué imputé à la « cellule des opérations pour la libération de Damas », qui annonce « la libération de la ville de Damas, la chute du tyran Bachar Al-Assad, la libération de tous les prisonniers injustement [détenus] dans les prisons du régime ».
08:02
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Le chef des forces kurdes en Syrie salue le moment « historique » de la chute d’Assad
Le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes, coalition dominée par des combattants kurdes, a salué dimanche un moment « historique » vécu par les Syriens avec la chute du président Bachar Al-Assad, « dictateur » arrivé au pouvoir il y a près d’un quart de siècle.
« Nous vivons en Syrie des instants historiques en étant témoins de la chute du régime dictatorial à Damas », a annoncé dans un communiqué le commandant Mazloum Abdi. « Ce changement est une occasion pour construire une nouvelle Syrie fondée sur la démocratie et la justice, qui garantit les droits de tous les Syriens », a-t-il ajouté.
07:55 VOS QUESTIONS
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Bonjour.
L’ascension fulgurante de ce groupe a travers le pays peut elle être expliquée comment
Emi
Bonjour Emi,
Comme vous le soulignez, il aura suffi d’une dizaine de jours aux rebelles emmenés par le groupe Hayat Tahrir Al-Cham pour entrer dans Damas et parvenir à faire fuir le président Bachar Al-Assad.
Dans un entretien avec notre collègue Benjamin Barthe, le politiste franco-syrien Jihad Yazigi a évoqué le « délabrement » du régime et notamment de son armée, sous-équipée et sous-payée, pour l’expliquer.
A ses yeux, la faiblesse de la résistance du pouvoir d’Al-Assad s’explique aussi par les sanctions internationales qui ont touché l’économie, et par de nombreux facteurs dont « la destruction massive du pays » par plusieurs années de guerre civile, « l’émigration en masse des capitaux et des cadres, la corruption généralisée, la priorité donnée par le gouvernement à des projets de luxe » et « le refus de l’amnistie générale qui permettrait le retour de beaucoup d’entrepreneurs ».
Vous pouvez relire cet entretien – que nous avons publié vendredi et qui ne tient donc pas compte des nombreux développements qui sont intervenus en Syrie depuis – :
LIRE AUSSI |
Syrie : « On a sous-estimé l’état de délabrement du régime Al-Assad »
Publié le 06 décembre 2024 à 18h36
Temps deLecture 7 min.
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07:05 POUR APPROFONDIR
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En Syrie, la chute de Bachar Al-Assad, président par accident, modernisateur raté et despote sanguinaire
Par Benjamin Barthe
Lecture : 14 min.
AFP/JACK GUEZ
Cruelle ironie de l’histoire : l’homme aux mains poissées de sang, qui s’est enfui dimanche 8 décembre, après avoir passé un quart de siècle aux commandes de la Syrie, après avoir brisé son peuple et broyé son pays, n’était pas destiné au pouvoir. Né en 1965, à Damas, deuxième fils du président Hafez Al-Assad et de son épouse Anissa Makhlouf, Bachar Al-Assad devait être ophtalmologue. Après une enfance sans histoire, son diplôme de médecine en poche, le jeune homme, que l’on décrit à l’époque comme modeste et travailleur, était parti faire sa spécialité à Londres. La succession du paternel à la tête de l’Etat était réservée à l’aîné de la fratrie, Bassel. Tout le contraire de Bachar : un fort en gueule, fameux pour ses talents de cavalier et ses succès auprès des femmes.
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07:01 L’ESSENTIEL
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Le déroulé des événements jusqu’à la chute de Bachar Al-Assad
En à peine plus de dix jours, et à la surprise générale, les rebelles emmenés par les islamistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) se sont emparés des principales villes de Syrie et ont fait chuter le président Bachar Al-Assad. Retour chronologique sur les événements qui ont mené à cette nuit historique :
27 novembre : l’offensive démarre
HTC, mouvement dominé par l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda, et des rebelles soutenus par la Turquie attaquent des territoires contrôlés par le régime d’Al-Assad dans la province d’Alep (Nord) en partant d’Idlib, dernier grand bastion rebelle et djihadiste de Syrie. Le régime réplique par des frappes aériennes.
29 novembre : les rebelles aux portes d’Alep
La coalition rebelle bombarde Alep et arrive aux portes de la ville, la deuxième du pays et son poumon économique, après s’être emparée de plus de cinquante autres localités dans le Nord. L’armée syrienne et son alliée russe ripostent par des raids aériens intensifs sur Idlib et sa région.
30 novembre : la majeure partie d’Alep aux mains des rebelles
Les rebelles prennent le contrôle de la majeure partie d’Alep, notamment de l’aéroport, des bâtiments gouvernementaux et des prisons. L’aviation russe bombarde Alep pour la première fois depuis la reprise totale de la ville par les forces du régime en 2016. La coalition s’empare aussi de la ville stratégique de Saraqeb.
1er décembre : chute d’Alep
Les rebelles prennent le contrôle d’Alep, qui échappe entièrement aux mains du régime pour la première fois depuis le début de la guerre civile en 2011. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les insurgés ont avancé « sans rencontrer de résistance significative ».
2 décembre : l’Iran et la Russie au secours d’Al-Assad
Des groupes rebelles proturcs prennent la ville de Tal Rifaat (Nord), qui était aux mains des forces kurdes. La Russie et l’Iran assurent leur soutien « inconditionnel » à la Syrie d’Al-Assad. Des avions syriens et russes bombardent des secteurs rebelles du nord-ouest de la Syrie, tuant au moins onze personnes.
5 décembre : chute de Hama
Les rebelles prennent le contrôle de la quatrième ville du pays, Hama, où une statue de l’ancien président Hafez Al-Assad – père de Bachar Al-Assad – est renversée par la population. A Homs, toute proche, des habitants paniqués fuient en masse. Le bilan d’une semaine de combats dépasse les 700 morts, selon l’OSDH.
7 décembre : chute de Homs
Les rebelles prennent Homs, troisième ville du pays. Les rebelles disent avoir libéré plus de 3 500 détenus de la prison de Homs.
Ils prennent le contrôle de toute la province de Deraa (Sud), berceau du soulèvement de 2011, et se trouvent à 20 kilomètres de Damas.
Les forces gouvernementales se retirent de la province de Qouneitra, sur le plateau du Golan, et, face aux forces kurdes, des secteurs de la province de Deir ez-Zor (Est) qu’elles contrôlaient.
7 et 8 décembre : les rebelles dans Damas, Al-Assad s’enfuit
Dans la nuit du 7 au 8 décembre, le HTC annonce être entré dans Damas et avoir pris la prison de Saydnaya, symbole des pires exactions du régime. Les rebelles et l’OSDH annoncent que Bachar Al-Hassad a quitté la Syrie en avion, après vingt-quatre ans au pouvoir. Peu après son départ, l’aéroport de Damas est abandonné par les forces gouvernementales.
Le premier ministre, Mohammad Ghazi Al-Jalali, se dit prêt à coopérer avec « tout leadership que choisira le peuple syrien ».
05:29
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Le président américain, Joe Biden, suit les « événements extraordinaires » en Syrie, a annoncé la Maison Blanche.
04:51 URGENT
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Le premier ministre se dit prêt à collaborer avec tout nouveau « leadership »
Le premier ministre syrien, Mohammad Ghazi Al-Jalali, s’est dit prêt à « la coopération » avec tout nouveau « leadership » choisi par le peuple, précisant qu’il serait dimanche matin dans ses bureaux au siège du gouvernement pour toute procédure de « passation » de pouvoir.
« Ce pays peut être un pays normal, construisant de bonnes relations avec ses voisins et avec le monde (…), mais cette question sera du ressort de tout leadership que choisira le peuple syrien, et nous sommes prêts à la coopération et à lui apporter toutes les facilités possibles », a dit le chef du gouvernement, dans une vidéo publiée sur son compte Facebook.
Par ailleurs, un message sur Telegram des forces rebelles laisse entendre qu’elles sont en contact avec le premier ministre.
« Il est strictement interdit à toutes les forces militaires présentes dans la ville de Damas de s’approcher des institutions publiques, qui resteront sous la supervision de l’ancien premier ministre jusqu’à leur remise officielle, et il est également interdit de tirer des balles en l’air », déclare ainsi le chef des rebelles Ahmed Al-Chareh.
04:34
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Les groupes rebelles proclament une « nouvelle ère » en Syrie
« Après cinquante ans d’oppression sous le régime Al-Assad, treize ans de criminalité, de tyrannie et de déplacement, et après une longue lutte et une confrontation avec toutes les formes de forces d’occupation, nous annonçons aujourd’hui, le 8 décembre 2024, la fin de cette ère sombre et le début d’une nouvelle ère pour la Syrie », écrit le groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), sur Telegram.
« Dans la nouvelle Syrie, où tout le monde coexiste pacifiquement, où la justice prévaut et le droit est établi, où chaque Syrien est honoré et sa dignité protégée, nous tournons la page sur le passé sombre et ouvrons un nouvel horizon pour l’avenir », ajoute HTC dans un autre message.
04:22 URGENT
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La capitale « libérée » de Bachar Al-Assad, annoncent les rebelles
« Nous déclarons la ville de Damas libérée du tyran Bachar Al-Assad », annonce sur Telegram le groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham.
« C’est le moment que les déplacés et les prisonniers attendent depuis longtemps, le moment du retour chez eux et le moment de la liberté après des décennies d’oppression et de souffrance », ajoute les rebelles dans un autre message.
04:17 URGENT
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« Le tyran a fui », affirme également sur Telegram le groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham
04:01
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Le président Bachar Al-Assad a quitté la Syrie, selon l’OSDH
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) – une ONG basée en Grande-Bretagne mais ayant de nombreux relais en Syrie –, le président syrien Bachar Al-Assad a quitté le pays.
« Assad a quitté la Syrie par l’aéroport de Damas, avant le retrait des membres des forces armées et de sécurité » du site, a dit à l’Agence France-Presse le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Plus tôt samedi, la présidence syrienne avait démenti des rumeurs sur une fuite du président face à l’offensive fulgurante menée par des groupes rebelles, disant qu’il exerçait ses « fonctions » depuis Damas.
03:23 POUR APPROFONDIR
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La prison de Saydnaya, maillon crucial et symbolique de la machine de répression du régime de Bachar Al-Assad
L’organisation Amnesty International avait estimé dans un rapport de 2017 que 5 000 Syriens avaient été assassinés dans la prison militaire située à une vingtaine de kilomètres au nord de Damas, dans la montagne, au plus fort de la guerre civile, entre 2011 et 2016. « Le gouvernement syrien a eu recours à la torture et aux disparitions forcées pour écraser la dissidence depuis des décennies. Dès 1987, Amnesty International a documenté le recours systématique du gouvernement à 35 techniques de torture dans ses prisons. Toutefois, depuis 2011, les violations commises par le gouvernement syrien contre les détenus ont considérablement augmenté en ampleur et en gravité », estimait l’organisation à l’époque.
En 2022, nos journalistes Christophe Ayad et Madjid Zerrouky s’étaient entretenus à Berlin avec deux hommes chargés d’ensevelir les corps des victimes de la répression, illustrant l’ampleur des massacres, à Saydnaya et ailleurs :
Syrie : la confession des fossoyeurs du régime Assad
Par Christophe Ayad, Madjid Zerrouky
Lecture : 13 min.
LENA KUNZ POUR « LE MONDE ».
Réprimer, torturer, tuer. Cela, le régime de Bachar Al-Assad sait le faire avec une efficacité qui n’est plus à démontrer depuis le début de la révolution, en mars 2011. Mais tuer ne suffit pas, il faut aussi se débarrasser des corps. Les cadavres sont toujours un problème pour les régimes totalitaires, au minimum un problème logistique. Deux récits, que Le Monde a recueillis et recoupés, permettent de comprendre la façon dont le régime syrien a enterré secrètement les corps de dizaines de milliers de victimes, tuées dans les geôles et les centres d’interrogatoire, dans des manifestations ou des combats, ou encore mortes des suites de leurs blessures à l’hôpital. Il s’agit essentiellement de civils – et non pas de combattants rebelles – happés par la machine de mort qui s’est mise en branle en 2011 pour empêcher et écraser le soulèvement qui demandait une libéralisation du régime.
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03:03 URGENT
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Les forces rebelles affirment être entrées dans Damas
« Nos forces ont commencé à entrer dans la capitale, Damas », a annoncé sur Telegram le groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham.
L’organisation rebelle affirme également avoir pris le contrôle de la prison de Saydnaya, près de Damas. « Nous annonçons au peuple syrien la libération de nos prisonniers et la fin de l’ère de l’injustice dans la prison de Saydnaya », dit le message.
02:55 URGENT
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L’armée syrienne se retire de l’aéroport de Damas, selon l’OSDH
L’armée syrienne et les forces de sécurité ont quitté l’aéroport de Damas face à l’avancée de forces rebelles qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, a fait savoir l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Selon des sources de l’ONG basée en Grande-Bretagne, l’ordre a été donné aux officiers et aux soldats des forces gouvernementales de se retirer de l’aéroport international de Damas, tandis que des habitants de la capitale ont déclaré à l’Agence France-Presse avoir entendu des coups de feu nourris dans la capitale.
00:31 URGENT
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Les rebelles prennent le contrôle de Qousseir, à la frontière libanaise
Les forces rebelles ont atteint la frontière libanaise et ont pris le contrôle de la ville de Qousseir, située à 30 kilomètres au sud-ouest de Homs, selon la chaîne qatarie Al-Jazira et des vidéos d’habitants de la localité.
Qousseir est la place forte du Hezbollah en Syrie et sert de ligne de ravitaillement au mouvement islamiste libanais, allié de l’Iran et du régime de Damas.
00:05
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Les casques bleus confirment l’incursion de personnes armées dans la région du Golan
La force de maintien de l’ordre de l’ONU – Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) – a confirmé l’incursion de personnes armées dans la région du Golan, annoncée plus tôt dans la journée par Israël.
« Aujourd’hui, le personnel de la FNUOD a observé des individus armés non identifiés dans la zone de séparation, dont une vingtaine sont entrés dans l’une des positions de la mission dans la partie nord de la zone de séparation », a dit dans la soirée, à l’Agence France-Presse, un porte-parole des casques bleus.
« L’inviolabilité des locaux des Nations unies doit être respectée à tout moment », ajoute ce porte-parole, soulignant que « les attaques visant les positions et les soldats de la paix des Nations unies constituent de graves violations du droit international ».
Plus tôt, l’armée israélienne avait annoncé avoir aidé les forces de l’ONU à « repousser » une attaque en Syrie, à la lisière avec le Golan syrien occupé et annexé par Israël.
Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les troupes syriennes, qui font face à la poussée fulgurante de troupes rebelles, se sont retirées de leurs positions dans la province de Qouneitra, qui borde le plateau du Golan annexé.
Dans la soirée, le ministre des affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a déclaré que « des forces armées » avaient pénétré « dans la zone tampon ». « Des attaques ont été perpétrées contre la FNUOD dans la zone », dit-il, ajoutant qu’Israël était « préoccupé par les violations de l’accord de séparation des forces conclu avec la Syrie en mai 1974 ».
L’armée israélienne a, par ailleurs, dit dans un communiqué que le chef d’état-major, Herzi Halevi, s’était rendu « à la frontière syrienne » et avait déclaré « veiller à ce que les factions locales ne mènent pas d’actions » contre Israël. Le communiqué ajoute qu’Israël « n’intervient pas dans les événements en Syrie » mais « travaille à contrecarrer et à prévenir les menaces dans la zone ».
Israël a conquis une partie du Golan sur la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, avant de l’annexer en 1981. Cette annexion n’est pas reconnue par les Nations unies. En 1974, une force de l’ONU avait été envoyée dans une zone tampon pour surveiller un cessez-le-feu.
23:41 URGENT
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Le chef des rebelles annonce la prise de contrôle de la ville de Homs
Le chef du groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), Ahmed Al-Chareh, affirme que ses forces contrôlent toute la ville de Homs.
Dans une vidéo publiée sur Telegram, le chef rebelle, qui a utilisé son vrai nom au lieu de son nom de guerre, Abou Mohammed Al-Joulani, déclare : « Nous vivons les derniers moments de la libération de la ville de Homs, (…) cet événement historique qui distinguera la vérité du mensonge. »
23:30 POUR APPROFONDIR
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Les Syriens de Turquie ont hâte de rentrer chez eux
Par Nicolas Bourcier
Lecture : 3 min.
OZAN KOSE/AFP
L’envie irrépressible de rentrer au pays et au plus vite, si ce n’est déjà fait. C’est ce qui ressort d’une large majorité des entretiens menés, depuis la prise d’Alep par les islamistes insurgés ces derniers jours, auprès d’une dizaine de réfugiés syriens installés sur le sol turc. Joints par téléphone, quasiment tous envisagent un départ à plus ou moins court terme pour le nord du pays, même ceux originaires de territoires encore détenus par les troupes fidèles au régime de Bachar Al-Assad.
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23:00 L’ESSENTIEL
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Le point sur la situation samedi 7 décembre à 23 heures
Sur le terrain, la situation est confuse. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé samedi soir que les rebelles étaient entrés dans la ville stratégique de Homs, située dans le centre de la Syrie au nord de Damas, où ils auraient pris le contrôle de plusieurs quartiers. Sur Telegram, un important commandant de la coalition rebelle, Hassan Abdel Ghani, a déclaré : « Nos forces ont commencé à avancer dans la ville de Homs ». « Les informations (…) concernant l’entrée de terroristes dans la ville de Homs sont infondées », a dit de son côté le ministère de la défense syrien, assurant que « la situation est sûre et stable ».
Plus tôt dans la journée, des forces rebelles arrivées du sud ont « commencé à encercler » la capitale, a déclaré en début d’après-midi un de leurs chefs, Hassan Abdel Ghani, affirmant que les combattants étaient à moins de 20 kilomètres de l’entrée sud de Damas. De leur côté, les autorités syriennes ont assuré qu’un cordon de sécurité « très solide » était en place autour de Damas.
Dans le Sud, les rebelles contrôlent désormais toute la province de Deraa, berceau du soulèvement de 2011 contre Bachar Al-Assad, a déclaré samedi le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
La présidence syrienne a démenti des rumeurs sur une fuite du président Bachar Al-Assad face à l’offensive fulgurante menée par des groupes rebelles, disant qu’il exerçait ses « fonctions » depuis Damas. L’armée a nié s’être retirée de zones proches de la capitale et dit qu’elle renforçait ses lignes autour de Damas et dans le sud du pays.
L’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a appelé samedi à « éviter un bain de sang et à protéger les civils ». Lors d’une réunion à Doha, les chefs de la diplomatie turque, Hakan Fidan, dont le pays soutient les rebelles, russe Sergueï Lavrov et iranienne, Abbas Araghchi, ont plaidé pour un « dialogue politique ». M. Lavrov, dont le pays est le principal allié de Damas avec l’Iran, a jugé qu’il serait « inadmissible » de voir des « groupes terroristes » contrôler la Syrie.
22:55
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Un chef rebelle en Syrie affirme que plus de 3 500 prisonniers ont été libérés à Homs
Un important commandant de la coalition rebelle en Syrie, Hassan Abdel Ghani, a affirmé que les forces rebelles étaient à Homs, la troisième ville du pays, et que plus de 3 500 prisonniers avaient été libérés de la prison centrale. « Nos forces (…) ont réussi à libérer plus de 3 500 prisonniers de la prison (…) de Homs », a déclaré le chef rebelle sur Telegram, après avoir déclaré que « le processus d’avancée et de ratissage des quartiers de la ville est actuellement en cours ».
22:07 URGENT
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L’OSDH affirme que les rebelles sont entrés dans la ville stratégique de Homs ; le ministère de la défense dément
L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a affirmé samedi soir que les rebelles étaient entrés dans la ville stratégique de Homs, située dans le centre de la Syrie au nord de Damas.
« Des factions rebelles sont entrées dans la ville de Homs et ont pris le contrôle de certains quartiers, après le retrait des forces de sécurité et de l’armée de leurs dernières positions dans la ville », a assuré Rami Abdel Rahmane, le directeur de cette ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie. Il a également indiqué que « des centaines de prisonniers avaient quitté la prison centrale de Homs ».
Dans un message sur Telegram, un important commandant de la coalition rebelle, Hassan Abdel Ghani, a déclaré : « Nos forces ont commencé à avancer dans la ville de Homs ».
« Les informations diffusées par les plateformes de médias affiliées à des organisations terroristes concernant l’entrée de terroristes dans la ville de Homs sont infondées », a dit de son côté le ministère de la défense syrien. « La situation est sûre et stable, et nos forces armées sont déployées autour de la ville, positionnées sur des lignes défensives solides », a-t-il ajouté.
Si les rebelles s’emparent de Homs, seules Damas et la côte méditerranéenne seront encore aux mains des forces de M. Assad, dont la famille est au pouvoir depuis plus de cinq décennies.
21:41 POUR APPROFONDIR
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Tandis que les Libanais fuient la Syrie, les Syriens sont empêchés de rentrer dans le nord du Liban
Par Madjid Zerrouky
Lecture : 4 min.
ALI KHARA POUR « LE MONDE »
Au poste-frontière d’Aridha, dans l’extrême nord du littoral libanais, le malheur des uns côtoie la détresse des autres, entre deux guerres, celle du Liban et le conflit syrien. Le pont, qui reliait les deux pays, gît dans l’embouchure du Nahr Al-Kabir, le cours d’eau qui marque la séparation entre les deux pays. Il a été ciblé le 27 novembre par trois missiles, le dernier s’abattant moins d’une heure avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban, à 4 heures du matin.
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20:35 VOS QUESTIONS
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Svp, Qui sont ces rebelles ? Qui sont leurs soutiens ? Merci !
Anne
Bonjour, Anne,
L’offensive rebelle est menée par la faction islamiste radicale Hayat Tahrir Al-Cham (HTC) et ses alliés contre le régime de Bachar Al-Assad.
Dans le sud du pays, les factions de la rébellion sont souvent d’anciens rebelles qui avaient déposé les armes et s’étaient réconciliés avec le régime syrien sous l’égide de la Russie. Sont également présents, en moins grand nombre, des éléments ralliés à HTC, la force principale qui est à l’offensive contre le régime dans le Nord, à Alep, et le Nord-Ouest, à Homs. Ancienne branche syrienne d’Al-Qaida, HTC se définit désormais comme un mouvement islamiste révolutionnaire syrien.
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Comment l’ex-branche d’Al-Qaida, HTC, tente de lisser son image pour se positionner dans la conquête du pouvoir en Syrie
Publié le 03 décembre 2024 à 14h00
Temps deLecture 4 min.
Toujours au sud, à partir d’Al-Tanf, aux confins désertiques syro-jordaniens, des rebelles armés et entraînés par les Etats-Unis pour lutter contre l’organisation Etat islamique se sont également élancés en direction de Damas.
Par ailleurs, certaines formations de rebelles proches d’Ankara participent à l’offensive aux côtés de HTC, notamment à Alep. Parmi elles, l’Armée nationale syrienne (ANS), un groupement d’une dizaine de factions, sans réelle unité idéologique, si ce n’est qu’elle est très antikurde, que la Turquie a réussi à rassembler depuis 2017.
20:11 POUR APPROFONDIR
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En Syrie, les rebelles de HTC aux portes de Homs et de Damas
Par Madjid Zerrouky
Lecture : 2 min.
MAHMOUD HASSANO / REUTERS
Les portraits de Bachar Al-Assad sont arrachés les uns après les autres et les statues érigées à la gloire de son père, Hafez Al-Assad, s’abattent dans les rues des grandes banlieues et banlieues sud et sud-est de Damas, la capitale, où la population descend dans les rues après le départ de l’armée et des forces de sécurité. Dans l’attente de l’arrivée de l’avant-garde de la rébellion armée, les quartiers virtuellement libérés comprennent d’anciennes places fortes du soulèvement contre le régime et d’anciennes lignes de front des années 2012-2016 comme Daraya, à 7 kilomètres du palais présidentiel et Al-Moadamia, à la lisière d’une des principales bases aériennes du pays. Une attaque contre cette position stratégique signalerait l’arrivée des éléments armés de l’opposition devant les limites administratives de la ville.
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Face à l’avancée des rebelles, la panique s’empare de Damas
Paniqués, les habitants de Damas se sont précipités samedi pour faire des réserves de nourriture et de médicaments pendant que les magasins fermaient leurs portes, les rebelles ayant annoncé qu’ils avaient commencé à encercler la capitale syrienne, rapporte l’Agence France-Presse (AFP). A Jaramana, une banlieue de Damas, comme à Deraa, une ville du sud du pays, ou à Hama, dans le centre, des manifestants ont déboulonné des statues de l’ancien président Hafez Al-Assad, le père de l’actuel chef de l’Etat.
Dans le centre de Damas, paralysé par les embouteillages, les habitants se sont précipités devant les distributeurs bancaires pour retirer de l’argent, alors qu’un vent de panique d’une rare intensité s’emparait de la ville, ont dit plusieurs habitants à l’AFP. D’autres ont raconté qu’ils avaient tenté de trouver de la nourriture ou des médicaments pendant que les magasins fermaient.
Des rumeurs selon lesquelles le président Bachar Al-Assad, vu en public pour la dernière fois dimanche dernier, avait pris la fuite ont ajouté à l’anxiété générale, malgré le démenti de ses services. Les forces de sécurité et l’armée étaient déployées dans le quartier de Mezzeh, où sont installées les ambassades, les bureaux des Nations unies et ceux des services de sécurité.
19:04 POUR APPROFONDIR
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Syrie : Moscou dans l’incapacité de prêter main-forte au régime d’Al-Assad
Par Emmanuel Grynszpan
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GHAITH ALSAYED / AP
Vladimir Poutine semble peu décidé à sauver le régime de son homologue Bachar Al-Assad, et l’armée de ce dernier ne paraît pas en mesure de stopper l’offensive des rebelles islamistes de Hayat Tahrir Al-Cham (HTC, Organisation de libération du Levant). Une semaine après s’être emparés d’Alep, la deuxième ville du pays, ceux-ci ont déjà conquis Hama, puis se rapprochent de Homs et ne font plus mystère de vouloir prendre le pouvoir à Damas.
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18:36
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L’armée syrienne affirme renforcer son déploiement autour de Damas et dans le sud du pays
Alors que la panique s’est répandue à Damas après les déclarations des rebelles qui prétendaient être aux portes de la ville, l’armée syrienne a indiqué qu’elle renforçait ses lignes de défense autour de la capitale et dans le sud du pays, samedi.
« Nos unités renforcent leurs lignes dans la campagne de Damas et dans le sud du pays », a déclaré un porte-parole du commandement général de l’armée dans un communiqué télévisé. Il a ajouté que l’armée lançait des opérations contre les rebelles « aux alentours de Hama et de Homs et au nord de Deraa ».
18:08 VOS QUESTIONS
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Bonjour je suis lycéen, durant la guerre en Syrie j'étais donc assez jeune, pourriez vous faire un résumé sur ce qu'il s'y est passé, par exemple, je ne comprends pas, on a combattu Daesh mais on ne soutenait pas Assad, donc que faisait on la bas et sous quel mandat? Merci d'avance pour ces informations
Merci!
Bonjour,
Depuis les soulèvements de 2011, la Syrie se déchire, principalement entre les forces du régime de Bachar Al-Assad et des groupes rebelles. Treize ans après le début du conflit, avec la prise d’Alep, la deuxième ville du pays, par les rebelles, la guerre regagne en intensité. Voici une vidéo explicative pour tout comprendre en quelques minutes :
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Comment a commencé la guerre en Syrie ? Comprendre en trois minutes
Publié le 03 décembre 2024 à 06h00
Temps deLecture 1 min.
17:57
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Le ministre de l’intérieur syrien fait état d’un cordon de sécurité « très solide » autour de Damas
Le ministre de l’intérieur syrien a déclaré samedi que les forces militaires et de sécurité avaient mis en place un cordon « très solide » autour de Damas, alors que les combattants rebelles ont dit qu’ils avaient commencé à encercler la capitale.
« Il y a un cordon de sécurité et militaire très solide aux abords éloignés de Damas et de sa campagne, et personne (…) ne peut pénétrer cette ligne de défense que nous, les forces armées, sommes en train d’ériger », a affirmé le ministre de l’intérieur, Mohammed Al-Rahmoun, à la télévision d’Etat.
17:35
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L’armée israélienne dit aider l’ONU à « repousser » une attaque en Syrie dans la région du Golan
L’armée israélienne a annoncé, samedi, aider les forces de l’ONU à « repousser » une attaque en Syrie à la lisière avec le Golan syrien occupé par Israël. « Des individus armés ont attaqué un poste de l’ONU dans la région de Hader, en Syrie », indique l’armée dans un communiqué, en faisant référence à une ville située à la limite de la zone tampon contrôlée par l’ONU sur le Golan, disant être « en train d’aider les forces de l’ONU à repousser l’attaque ».
17:18
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Donald Trump estime que les Etats-Unis ne doivent pas « se mêler » de la situation en Syrie
Quelques instants avant son arrivée au palais présidentiel français, Donald Trump a déclaré sur sa plateforme, Truth Social, que les Etats-Unis ne devaient pas « se mêler » de la situation en Syrie, au moment où les groupes rebelles ont commencé à encercler la capitale, Damas.
« C’est le bazar en Syrie, mais elle n’est pas notre amie, et les Etats-Unis ne devraient rien avoir à y faire. Ce n’est pas notre combat. Laissons [la situation] se développer. Ne nous en mêlons pas ! », a écrit, avec certaines phrases en lettres capitales, le futur président américain, venu à Paris pour la réouverture de Notre-Dame, accompagné de Steve Witkoff, son envoyé spécial pour le Proche-Orient, et de son conseiller pour le Moyen-Orient, Massad Boulos, selon les autorités françaises.
17:04 URGENT
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L’émissaire de l’ONU pour la Syrie appelle à éviter un « bain de sang »
L’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Otto Pedersen, a appelé samedi au calme dans le pays, après l’avancée fulgurante des rebelles depuis ces derniers jours. « Je réitère mon appel à la désescalade, au calme, à éviter un bain de sang et à protéger les civils conformément au droit humanitaire international », a déclaré M. Pedersen lors du Forum de Doha, appelant à « lancer un processus qui mène à la réalisation des aspirations légitimes du peuple syrien ».
M. Pedersen a dit avoir appelé, lors de réunions, à des « discussions politiques urgentes à Genève pour mettre en œuvre la résolution 2254 du Conseil de sécurité », adoptée en 2015 pour un règlement politique en Syrie, où une guerre civile dévastatrice avait éclaté en 2011. « J’espère pouvoir annoncer une date pour cela très bientôt. La nécessité d’une transition politique (…) n’a jamais été aussi urgente, en commençant par la formation rapide de dispositifs de transition inclusifs et crédibles », a-t-il ajouté.
16:53
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La Russie juge « inadmissible » de voir des « terroristes » contrôler la Syrie
Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, qui a discuté de la Syrie avec ses homologues de Turquie et d’Iran en marge du Forum de Doha, une conférence internationale qui se tient annuellement au Qatar, a estimé samedi que la Syrie ne pouvait tomber sous le contrôle de « terroristes ».
« Il est inadmissible de permettre à un groupe terroriste de prendre le contrôle de territoires en violation des accords existants, à commencer par la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui réaffirme fermement la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’unité de la République arabe syrienne », a déclaré M. Lavrov, faisant référence à une résolution de 2015 pour un règlement politique en Syrie.
Ces trois pays sont partenaires depuis 2017 du processus dit d’Astana – mis en place pour faire taire les armes en Syrie, théâtre d’une guerre civile depuis 2011 –, sans être pour autant alignés du même côté du champ de bataille.
16:12 EN CARTES 🌏
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16:06
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Le président turc « souhaite » que la Syrie « trouve la paix dont elle rêve depuis treize ans »
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dit, samedi, « souhaiter » que la Syrie, où des rebelles cherchent à renverser le régime de Bachar Al-Assad, « trouve la paix et la tranquillité dont elle rêve depuis treize ans », affirmant que la Syrie est « fatiguée de la guerre, du sang et des larmes ».
« Nos frères et sœurs syriens méritent la liberté, la sécurité et la paix dans leur patrie », a insisté M. Erdogan, disant espérer « voir une Syrie où les différentes identités cohabiteront pacifiquement », lors d’un discours prononcé dans la ville de Gaziantep, où plusieurs centaines de milliers de réfugiés syriens ont trouvé refuge depuis le début de la guerre civile, en 2011.
« Il existe désormais une nouvelle réalité politique et diplomatique en Syrie », a-t-il ajouté, accusant Damas ne pas avoir saisi « la main tendue par la Turquie », qui avait cherché ces derniers mois à se rapprocher du régime syrien afin notamment de permettre le retour d’une partie des trois millions de Syriens réfugiés sur le sol turc.
16:05
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La présidence syrienne nie des informations selon lesquelles Bachar Al-Assad aurait quitté Damas
Le chef de l’Etat syrien, Bachar Al-Assad, « poursui[t] son travail et ses devoirs nationaux de [Damas] », a déclaré samedi la présidence, démentant des informations selon lesquelles il aurait quitté la Syrie alors que les rebelles avancent vers la capitale.
16:03 POUR APPROFONDIR
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Syrie : « On a sous-estimé l’état de délabrement du régime Al-Assad »
Par Benjamin Barthe
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REEM YASSOUF
Le Franco-Syrien Jihad Yazigi, rédacteur en chef de Syria Report, une lettre d’information en ligne sur l’économie syrienne, analyse les ressorts et les perspectives du réveil de l’insurrection anti-Al-Assad, qui a mené à la prise d’Alep par les rebelles islamistes d’Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), dimanche 1er décembre, et à la conquête, quatre jours plus tard, de la ville de Hama.
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16:01
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Bonjour à toutes et à tous,
Bienvenue dans ce live, où nous suivons la situation en Syrie.
Des factions rebelles ont annoncé, samedi, avoir « commencé à encercler » la capitale syrienne, Damas, après avoir pris le contrôle de la province méridionale de Deraa, dans la foulée d’une offensive fulgurante qui a contraint les forces gouvernementales à abandonner plusieurs positions stratégiques. Dans le centre de la Syrie, les rebelles sont également aux portes de Homs, la troisième ville du pays.
Le ministère de la défense a, pour sa part, affirmé : « Les informations selon lesquelles nos forces armées présentes dans toutes les zones de la campagne de Damas se seraient retirées ne sont pas fondées ». De son côté, la présidence syrienne a nié les informations selon lesquelles le chef de l’Etat, Bachar Al-Assad, aurait quitté Damas, affirmant qu’il exerce ses « fonctions » à partir de la capitale.
Le 27 novembre, une coalition de rebelles, menée par le groupe armé islamiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), a lancé une offensive à partir de son fief d’Idlib (Nord-Ouest), s’emparant de dizaines de localités et des villes stratégiques d’Alep (Nord) et de Hama (Centre). Il s’agit de l’avancée la plus spectaculaire en treize ans de guerre en Syrie.
LE CONTEXTE
Live animé par Julien Lemaignen
Image de couverture : Des habitants de Damas célèbrent la chute de Bachar Al-Assad, en Syrie, dimanche 8 décembre. OMAR SANADIKI / AP
Des factions rebelles avaient annoncé, samedi, avoir « commencé à encercler » la capitale Damas, après avoir pris le contrôle de la province méridionale de Deraa, dans la foulée d’une offensive fulgurante qui a contraint les forces gouvernementales à abandonner plusieurs positions stratégiques. Dans le centre de la Syrie, les rebelles assurent qu’ils ont pris le contrôle de Homs, la troisième ville de la Syrie.
Le premier ministre syrien, Mohammad Ghazi Al-Jalali, s’est dit prêt à travailler avec les nouveaux maîtres du pays, précisant qu’il serait, dimanche matin, dans ses bureaux au siège du gouvernement pour toute procédure de « passation » de pouvoir : « Ce pays peut être un pays normal, construisant de bonnes relations avec ses voisins et avec le monde (…), mais cette question sera du ressort de tout leadership que choisira le peuple syrien, et nous sommes prêts à la coopération et à lui apporter toutes les facilités possibles. »
Le 27 novembre, une coalition de rebelles, menée par le groupe armé islamiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTC), a lancé une offensive à partir de son fief à Idlib (Nord-Ouest), s’emparant de dizaines de localités et des villes stratégiques d’Alep (Nord) et de Hama (Centre). Il s’agit de l’avancée la plus spectaculaire en treize ans de guerre en Syrie.
Le conflit a été déclenché après la répression d’un soulèvement populaire qui a dégénéré en guerre civile en 2011. Il a fait plus d’un demi-million de morts et a morcelé le pays en zones d’influence avec des belligérants soutenus par différentes puissances étrangères. Principale alliée du pouvoir syrien, la Russie, qui dispose de bases militaires en Syrie, a appelé ses citoyens à quitter le pays, de même que les Etats-Unis et la Jordanie voisine. Autre soutien clé du régime, Téhéran a aussi commencé à évacuer son personnel militaire et des diplomates, selon le New York Times.
Dans ce contexte, une réunion consacrée à la Syrie a débuté samedi à Doha entre les chefs de la diplomatie turque, russe et iranienne, dont les pays sont partenaires depuis 2017 du processus d’Astana, lancé pour faire taire les armes.
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En Syrie, la chute historique du régime Assad
En Syrie, la chute de Bachar Al-Assad, président par accident, modernisateur raté et despote sanguinaire
Comment l’alliance entre le régime Assad et le Hezbollah s’est retournée contre eux
« On a sous-estimé l’état de délabrement du régime Al-Assad »
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