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La guerre en Ukraine, en direct : couvre-feu et explosions à Kiev avant une nouvelle reprise des négociations entre Russes et Ukrainiens
« La situation militaire est encore sous contrôle », assure le maire de Kiev au « Monde », mais les défenseurs de la ville ne peuvent rien contre l’aviation et l’artillerie russes. Les délégations ukrainienne et russe doivent se réunir à nouveau, mercredi, pour trouver un accord sur la mise en place de couloirs humanitaires.
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Pourquoi l’OTAN n’intervient-elle pas dans la guerre en Ukraine ? La Russie peut-elle être exclue de l’ONU ? Quel impact le conflit a-t-il sur la campagne présidentielle en France ? Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par les armées russes, Le Monde répond en direct à vos interrogations sur l’évolution du conflit dans son live quotidien. Voici les réponses à vos questions les plus fréquentes de ces deux derniers jours.
Lire aussi : Guerre en Ukraine : les réponses du « Monde » à vos questions les plus fréquentes
10:42 VOS QUESTIONS
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Bonjour, près de 20 000 civils ont pu fuir Marioupol, mais ils vont où ?
Laura
Bonjour Laura,
Depuis le début de la guerre, la majorité des personnes évacuées de la ville de Marioupol se rendent à Zaporijia, à 220 kilomètres à l’ouest. C’est là que se sont rendues les quelque 20 000 personnes qui sont parties, mardi à bord de 4 000 voitures, selon la présidence ukrainienne.
Zaporijia a beau être la destination du couloir humanitaire, elle a été visée par des bombardements, mercredi, a dit Oleksandr Staroukh, le gouverneur de la région, sur son compte Telegram.
« Des sites civils de Zaporijia ont été bombardés pour la première fois. Des roquettes sont tombées sur la zone de la gare Zaporijia-2. Selon les premières données, personne n’a été tué. »
Les évacuations depuis Marioupol se sont accélérées, mais Iryna Verechtchouk, la vice-première ministre ukrainienne, craint que ça ne soit que de courte durée et que le couloir humanitaire ouvert mardi ne fonctionne déjà plus aujourd’hui. Les autorités ukrainiennes ont estimé en début de semaine qu’au moins 200 000 habitants de Marioupol devaient être évacués en urgence.
Si la situation n’est pas aussi dramatique qu’à Marioupol, où sont encore coincées entre 200 000 et 400 000 personnes, Zaporijia commence aussi à manquer d’eau et de nourriture. La ville se situe également à proximité d’une centrale nucléaire, bombardée le 4 mars et occupée depuis par les Russes.
10:39
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Lors d’une manifestation de l’opposition en Hongrie
Un manifestation brandit une pancarte contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie lors d’un rassemblement organisé par la coalition de l’opposition au pouvoir hongrois, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Budapest, en Hongrie, ce 15 mars 2022.
Un manifestation brandit une pancarte contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie lors d’un rassemblement organisé par la coalition de l’opposition au pouvoir hongrois, qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Budapest, en Hongrie, ce 15 mars 2022.
CHLOÉ SHARROCK/MYOP POUR « LE MONDE »
10:37 VOS QUESTIONS
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Bonjour Est-il exact que la rédactrice qui a protesté en direct à la TV russe risque des sanctions sévères au pénal ?
Bod
Bonjour,
Effectivement, Marina Ovsiannikova risque toujours des poursuites pénales passibles de lourdes peines de prison, en raison d’une récente loi réprimant toute « fausse information » sur l’armée russe.
Mardi, un tribunal de Moscou l’a reconnue coupable d’avoir commis une « infraction administrative » et l’a condamnée à payer une amende de 30 000 roubles (environ 250 euros au taux actuel). Cette audience n’était pas directement liée à son intervention en plein direct du journal télévisée sur la chaîne Pervy Kanal, mais à une vidéo préenregistrée et diffusée parallèlement sur Internet, dans laquelle elle dénonce l’entrée des troupes russes en Ukraine.
Concernant son intervention en direct – où elle brandissait une affiche sur laquelle était écrit « Non à la guerre. Ne croyez pas la propagande. On vous ment ici » –, elle risque d’être jugée pour « publication d’informations mensongères » sur l’armée russe, un crime passible d’une peine maximale de quinze ans de prison, a craint son avocat mardi. En effet, la simple utilisation du mot « guerre » par des médias ou des particuliers pour décrire l’intervention russe en Ukraine est passible de poursuites, le Kremlin et ses médias utilisant le terme d’« opération militaire spéciale ». Depuis le déclenchement de l’offensive en Ukraine, le 24 février, quelque 15 000 manifestants ont été arrêtés dans toute la la Russie, selon l’ONG OVD-info.
Signe que l’action de protestation de Mme Ovsiannikova a déplu au sommet du pouvoir, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dénoncé mardi un acte de « hooliganisme ». Mais, à l’étranger, les témoignages de soutien se sont multipliés. En France, le président, Emmanuel Macron, s’est dit prêt mardi à offrir « une protection consulaire » à Marina Ovsiannikova, soit à l’ambassade, soit en lui accordant l’asile.
10:26
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Paris rappelle « l’obligation » des forces armées de « protéger les journalistes »
La France a rappelé mercredi « l’obligation » pour les belligérants en Ukraine de « protéger les journalistes conformément au droit humanitaire international » couvrant le conflit, après la mort de cinq d’entre eux depuis le début de l’invasion russe, le 24 février. « Je condamne avec la plus grande fermeté toute action qui les prend pour cible », a ajouté le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.
Deux journalistes – un cameraman irlandais de Fox News, Pierre Zakrzewski, et une Ukrainienne, Oleksandra Kuvshinova, qui l’accompagnait – ont été tués lundi près de Kiev dans une attaque qui a également fait un blessé parmi l’équipe de la chaîne de télévision américaine.
Lire aussi : Guerre en Ukraine : deux journalistes d’une équipe de Fox News tués près de Kiev
L’Américain Brent Renaud a été tué par balle dimanche dans la banlieue nord-ouest de Kiev. Avant cela, le journaliste ukrainien Evgueni Sakoun a été tué dans le bombardement de la tour de télévision à Kiev et son confrère Viktor Doudar a péri pendant des combats près de Mykolaïv (Sud), selon les autorités ukrainiennes, qui ont aussi dénombré plus de 30 blessés parmi les membres de la presse couvrant le conflit.
10:21 VOS QUESTIONS
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Merci pour cette carte, jour par jour. Est ce que l’armée russe est réellement au point mort ? On a l’impression que ça traîne pour avoir bien le temps de tout raser ?
Thfn
L’invasion de l’Ukraine est dans sa troisième semaine, et il est indéniable que l’armée russe progresse désormais difficilement par endroits. Pour autant, les tirs d’artillerie et les bombardements continuent sur plusieurs grandes villes, dont Kiev, Marioupol, Kharkiv, Mykolaïv et, depuis hier, aux alentours d’Odessa.
Stratégie voulue ou subie ? Pour un responsable du département de la défense des Etats-Unis, cité par Associated Press, les troupes russes tirent à l’artillerie lourde sur le centre-ville de Kiev précisément parce qu’elles ne peuvent plus avancer. Elles se trouveraient à une quinzaine de kilomètres de ce dernier depuis plusieurs jours.
Dans sa dernière analyse sur la situation militaire, sur son compte Twitter, Michel Goya, historien et ancien colonel des troupes de marine qui avait répondu à vos questions ici même, estime que la situation générale a « peu changé » depuis plusieurs jours :
« Les Russes ont semble-t-il intégré que le siège de Kiev sera une campagne de longue durée. Ils portent plutôt leurs efforts à court terme sur la région du Donbass. »
Pour l’analyste, les soldats russes attendent de prendre Marioupol, ville assiégée et dont le flanc nord est le théâtre de violents combats depuis plusieurs jours, « pour dégager des forces » et avancer vers l’ouest.
Le ministre de la défense britannique estime, dans un bulletin de renseignement, que « les forces russes ont du mal à faire face aux problèmes posés par le terrain d’Ukraine » et « sont globalement dépendantes des réseaux routiers » pour avancer, ce qui expliquerait la très lente progression. Il ajoute que la destruction de ponts par les Ukrainiens « a joué un rôle-clé dans le ralentissement de l’avancée russe », tout comme l’impossibilité pour les Russes de garder le contrôle du ciel.
La Russie ne communique pas sur sa stratégie militaire, à part pour dire, comme l’a répété mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, que « l’opération militaire spéciale » progresse comme prévu. Il a rejeté l’idée que Vladimir Poutine était « déçu que ses soldats n’avancent pas assez ».
Mykhaïlo Podolyak, un des négociateurs ukrainiens, a quant à lui annoncé, ce mardi, que les forces armées ukrainiennes avaient lancé une « contre-offensive » dans « dans plusieurs régions opérationnelles », sans donner plus de précisions.
Lire aussi : Guerre en Ukraine : le retour contrarié de la machine de guerre russe
10:01 VOS QUESTIONS
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Comment l'ONU peut annoncer un chiffre de 700 civils tués alors que rien que pour Marioupol le maire annonce plusieurs dizaines de milliers de morts ? (cf. votre dernier compte rendu)
C'est ridicule ! Si c'est pour annoncer un chiffre qui n'a aucun sens, autant s'abstenir, non ??
Vincent
Bonjour,
Effectivement, les chiffres varient très fortement suivant les sources, qu’elles soient ukrainiennes, internationales ou russes. D’après le dernier décompte de l’ONU, au moins 636 civils, dont une cinquantaine d’enfants, ont été tués en Ukraine et plus de 1 100 blessés. Mais ces chiffres étant très difficiles à vérifier, notamment lorsque sur le terrain les combats ou les bombardements ont encore lieu, l’ONU insiste sur le fait que ses bilans quotidiens sont probablement très inférieurs à la réalité.
La municipalité de Marioupol affirmait dimanche que près de 2 200 habitants avait péri dans cette seule ville. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué mardi un bilan de 97 enfants tués dans un discours, en visioconférence, devant le Parlement canadien.
Malgré sa fiabilité relative, le bilan de l’ONU, qui ne prend pas part au conflit, permet de donner une estimation indépendante des pertes civiles. Car du côté de la Russie ou de l’Ukraine, qui se livrent aussi une guerre de l’information, les chiffres annoncés sont liés à des enjeux très importants concernant l’avancée des Russes ou la défense des Ukrainiens. Enfin, comme pour tous les conflits dans le monde, le bilan des victimes est très souvent réévalué des années plus tard.
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09:58 SUR LE TERRAIN
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La difficile survie du zoo de Mykolaïv, touché par des roquettes
Fermé au lendemain de l’offensive russe en Ukraine, le parc, qui abrite 3 300 animaux de 420 espèces différentes, a été visé à deux reprises.
Un léopard qui devait être transféré en France avant la guerre, au zoo de Mykolaïv, le 12 mars 2022.
Un léopard qui devait être transféré en France avant la guerre, au zoo de Mykolaïv, le 12 mars 2022.
LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »
Les restes d’un missile tombé dans le parc du zoo de Mykolaïv, le 12 mars 2022. Une partie a atterri dans un enclos où se trouvent des oiseaux rares.
Les restes d’un missile tombé dans le parc du zoo de Mykolaïv, le 12 mars 2022. Une partie a atterri dans un enclos où se trouvent des oiseaux rares. LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »
Une girafe au zoo de Mykolaïv, le 12 mars 2022. Les deux girafes présentes dans ce zoo sont stressées et ont changé de comportement depuis le début de la guerre.
Une girafe au zoo de Mykolaïv, le 12 mars 2022. Les deux girafes présentes dans ce zoo sont stressées et ont changé de comportement depuis le début de la guerre.
LAURENCE GEAI/MYOP POUR « LE MONDE »
09:51 VOS QUESTIONS
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Bonjour, merci pour votre énorme travail !
Le prix du baril de brut est redescendu aux environs des 100$, mais les prix à la pompe semblent maintenant se stabiliser à un prix très élevé. Comment expliquer la différence entre les prix du brut et le prix à la pompe ? On lit ici et là que certains pétroliers et raffineries auraient profité de la crise pour augmenter leurs profits. Est-ce vrai ? Quelles sont ces entreprises ?
Martoni
Bonjour Martoni,
Voici la réponse de Nabil Wakim, notre journaliste spécialisé sur la question :
« Le prix à la pompe en France est essentiellement composé de taxes et d’autres dispositifs, pour environ 50 % à 70 %. Le prix du baril ne compte que pour une part très minoritaire de ce que payent les automobilistes. Mais c’est cette partie qui varie le plus, en fonction de la volatilité des cours du baril. Ceci dit, la répercussion n’est pas immédiate.
On observe en général quelques semaines de décalage entre l’évolution de la situation sur le marché pétrolier international et les prix payés à la pompe. Dans la période actuelle, quelles que soient les variations du prix du baril, on peut penser que les prix du carburant vont rester à un niveau élevé, compte tenu de l’incertitude qui règne sur le marché pétrolier. »
09:48 VOS QUESTIONS
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Les animaux sont des êtres sensibles... et vivent le même stress que les nombreux civils encore dans la capitale ukrainienne. Savez-vous si un plan d évacuation des animaux du zoo de Kiev ( plus de 420 espèces différentes) est prévu ?
Macha
Bonjour Macha,
Nous n’avons pas de nouvelles du zoo de Kiev, mais notre envoyé spécial dans le sud de l’Ukraine, Emmanuel Grynszpan, a pu se rendre à celui de Mykolaïv, le deuxième du pays, où des roquettes russes sont tombées, sans toucher ni humains ni animaux. En voici des extraits :
Les nouvelles de la guerre parviennent également aux animaux du zoo de Mykolaïv. Sous la forme de roquettes Ouragan tirées par l’armée russe. A deux reprises, le 7 et le 12 mars, ces énormes engins de 220 millimètres de diamètre se sont plantés dans le sol du deuxième zoo d’Ukraine.
« Les bombardements se sont produits pendant la nuit. Les animaux étaient extrêmement agités, mais, heureusement, aucun d’eux n’a été touché, raconte Volodymyr Toptchy, 67 ans, directeur du parc depuis vingt ans. En revanche, plusieurs cervidés se sont blessés aux joues et à la mâchoire parce que, pris de panique et tentant de fuir dans l’obscurité, ils se sont jetés sur les grilles. »
Le directeur parle avec fierté de son zoo et répète qu’il ne le quittera en aucun cas, même sous les bombardements, même en cas de siège. Un exemple historique s’offre à lui. En 1941, le directeur de l’époque, Feodor Nitchykov, était resté à son poste, malgré l’avancée rapide de l’armée nazie. « C’est la seconde fois que les fascistes attaquent ce zoo, conclut-il. Jamais je n’aurais imaginé me retrouver dans la même situation que mon illustre prédécesseur. »
Lire aussi : Guerre en Ukraine : la difficile survie du zoo de Mykolaïv, touché par des roquettes
09:40 VOS QUESTIONS
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Bonjour à l'équipe du live,
Avez-vous des nouvelles des habitants de la ville de Kherson ? Comment vont les civils sous occupation ?
Bravo pour votre travail remarquable.
Luciolle
Bonjour Luciolle,
La ville de Kherson, 290 000 habitants, est sous le contrôle des forces armées russes depuis une dizaine de jours. C’est la seule grande agglomération ukrainienne que les Russes ont pu conquérir depuis le début de l’invasion. Le ministère de la défense russe a même annoncé, mardi, que Moscou contrôlait l’ensemble de son oblast, stratégique car il permet de relier l’enclave séparatiste dans le Donbass à la Crimée occupée.
Malgré l’horreur des combats survenus les premiers jours – au cours desquels quelque 200 personnes ont été tuées, dont la moitié de civils, selon les estimations locales –, un mouvement de résistance s’est organisé, d’après les témoignages recueillis par Le Monde.
« Le nombre de personnes qui descendent dans la rue est impressionnant, s’étonnait, le 9 mars, Dementii Bilyi, journaliste et analyste politique ukrainien installé à Kherson. Pourtant, les transports publics ne fonctionnent pas, mais les gens se débrouillent pour venir comme ils peuvent. »
Une habitante, qui a souhaité rester anonyme, nous racontait, dans un article publié le 4 mars :
« Quand ils ont pris le contrôle de la ville, les Russes se sont amusés à tirer sur les drapeaux ukrainiens présents sur les bâtiments, y compris depuis leurs chars. J’ai aussi vu une bonne centaine de soldats faire des selfies devant un bâtiment public, pour montrer qu’ils occupaient bien Kherson. »
Depuis, les témoignages se font plus rares, mais la résistance, locale et aidée par l’armée ukrainienne, semble se poursuivre. Selon Associated Press, l’aéroport international et la base aérienne de Kherson ont été bombardés, mardi. Au moins trois hélicoptères et plusieurs véhicules étaient en feu, selon l’agence, qui s’appuie sur des photos satellites de Planet Labs PBC. La présidence ukrainienne a confirmé que des combats ont eu lieu autour de l’aéroport de Kherson, sans affirmer que les explosions étaient dues à des missiles ukrainiens.
L’aéroport international et la base aérienne de Kherson, en Ukraine, mardi 15 mars 2022.
L’aéroport international et la base aérienne de Kherson, en Ukraine, mardi 15 mars 2022.
PLANET LABS PBC / AP
08:55 L'ESSENTIEL
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Le point sur les négociations, les réactions et les échanges diplomatiques
Les négociations vont, à nouveau, reprendre. Après avoir commencé leurs échanges lundi, les délégations ukrainienne et russe doivent se réunir à nouveau, mercredi, pour essayer d’arriver à un compromis permettant un cessez-le-feu, ou tout au moins la mise en place de couloirs humanitaires durables. Si le président ukrainien a dit, mardi soir, que les demandes russes devenaient « plus réalistes », son conseiller a rappelé qu’il y avait « des contradictions fondamentales » dans ces négociations, alors que les bombardements russes continuaient. « Des efforts et de la patience sont nécessaires. Toute guerre se termine par un accord », a conclu le président ukrainien. Son homologue russe a, en revanche, « souligné que Kiev ne manifestait pas d’engagement sérieux à trouver des solutions mutuellement acceptables », selon un communiqué publié à l’issue de son entretien avec le président du Conseil européen, Charles Michel.
Volodymyr Zelensky devant le Congrès des Etats-Unis. Le dirigeant doit s’adresser par visioconférence, en début d’après-midi, aux élus du Congrès américain. Il devrait appeler une nouvelle fois à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de son pays, une mesure soutenue par plusieurs élus du Congrès, mais que le président américain, Joe Biden, a pour l’instant écartée. Ce dernier devrait annoncer une nouvelle aide de 800 millions de dollars. Son administration a déjà apporté aux Ukrainiens un soutien de 1,09 milliard d’euros en un an sur le plan sécuritaire, sous la forme d’armes antichar Javelin et de missiles antiaériens Stinger.
Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa, avec Volodymyr Zelensky, le 15 mars à Kiev.
Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa, avec Volodymyr Zelensky, le 15 mars à Kiev. HANDOUT / AFP
« Nous ne vous laisserons jamais seuls » : la visite à Kiev des premiers ministres polonais, tchèque et slovène. Mateusz Morawiecki, Petr Fiala et Janez Jansa sont arrivés mardi soir dans la capitale ukrainienne, en train. C’était la première visite de dirigeants étrangers à Kiev depuis le début de la guerre. Ils se sont entretenus avec le président Zelensky et son premier ministre, Denys Chmyhal. Sur Twitter, M. Morawiecki a écrit :
« Nous ne vous laisserons jamais seuls. Nous serons avec vous parce que nous savons que vous vous battez non seulement pour votre liberté, pour votre propre maison et pour votre sécurité, mais aussi pour nous. »
Profitant de cette visite, la Pologne a réclamé la mise en place d’une « mission de paix » de l’OTAN, « protégée par les forces armées », pour venir en aide à l’Ukraine. Cette proposition pourrait être abordée lors d’un sommet extraordinaire de l’OTAN prévu le 24 mars à Bruxelles, durant lequel sera présent Joe Biden.
08:28 L'ESSENTIEL
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Le point sur la situation en Ukraine
L’invasion de l’Ukraine va entrer dans sa troisième semaine, et même si l’armée russe progresse difficilement par endroits, les bombardements se poursuivent sans relâche sur plusieurs villes, tout comme les combats au sol dans les périphéries de Kiev ou de Marioupol, ville du Sud assiégée depuis plus de dix jours.
Des explosions à Kiev, capitale sous couvre-feu. Plusieurs fortes explosions ont été entendues à l’aube dans l’ouest de Kiev. Un bâtiment de douze étages a été endommagé dans le quartier de Shevchenkivskyi, mais aucun bilan n’a pour l’heure été donné, alors que la presse n’est pas autorisée à circuler dans la ville en raison du couvre-feu, le deuxième depuis le début de la guerre. De violents combats ont toujours lieu à la périphérie nord-ouest, dans et autour des villes d’Irpin, de Hostomel et de Boutcha.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a dit dans une interview au Monde :
« La ville est prête à se défendre. Les gens sont prêts. Il y a de la colère, de la rage, et il n’y aura pas de panique (…). Quand on voit ce qu’il se passe ailleurs, comme à Marioupol, le scénario d’une volonté russe de destruction totale de Kiev n’est pas exclu. »
Un responsable du département de la défense des Etats-Unis, cité par l’Associated Press, dit que les troupes russes tirent à l’artillerie lourde sur le centre-ville faute de pouvoir avancer. Elles se trouveraient à une quinzaine de kilomètres de ce dernier depuis plusieurs jours.
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars.
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars.
STATE EMERGENCY SERVICE / VIA REUTERS
Près de 20 000 civils ont pu fuir Marioupol. La grande ville du Sud est toujours encerclée par les troupes russes, qui combattent l’armée ukrainienne dans toute la région au nord de l’agglomération. Près de 20 000 personnes ont pu partir à bord de 4 000 voitures mardi, selon la présidence ukrainienne, mais des convois humanitaires avec des vivres et de l’eau sont toujours empêchés d’entrer. Une nouvelle tentative aura lieu mercredi, jour où le ministre des affaires étrangères turc, Mevlüt Cavusoglu, est à Moscou pour essayer de faciliter l’évacuation de civils.
Entre 200 000 et 400 000 personnes sont toujours dans la métropole, où il n’y a plus d’électricité, d’eau, de gaz et bientôt de nourriture. La mairie évoque, depuis plusieurs jours, un bilan de près de 2 400 morts. Comme le reconnaît Pyotr Andryushchenko, un responsable à la mairie interrogé par le New York Times, le vrai chiffre pourrait être bien supérieur, avoisinant 20 000 morts.
Tirs d’artillerie et bombardements d’Odessa.
Selon Anton Gerashchenko, conseiller au ministère de l’intérieur, des navires russes ont tiré « une énorme quantité » de missiles au sud du grand port ukrainien, sans faire de victimes. Il s’agirait, selon lui, de tester les systèmes de défense ukrainiens. Place stratégique de l’Ukraine avec ses terminaux d’où sont exportés les céréales ukrainiennes, la grande ville sur la mer Noire, jusqu’ici épargnée par les combats, s’attend au pire depuis plusieurs jours, comme le racontait, le 5 mars, notre envoyé spécial.
Le bilan humain de cette guerre. Près de 700 civils ont été tués depuis le début de la guerre, selon l’ONU, qui rappelle que ce bilan est inférieur à la réalité. Près de 3 millions de personnes ont fui hors d’Ukraine les combats et les bombardements, dont 1,6 million d’enfants, et environ 2 millions d’habitants ont été déplacés à l’intérieur de ses frontières. Près de 1 300 militaires ukrainiens ont été tués, selon le président ukrainien, alors que la Russie n’a diffusé, le 2 mars, qu’un seul et unique bilan : 498 soldats tués.
07:44
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Des explosions à Kiev, capitale sous couvre-feu
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars. La photo a été diffusée par les services d’urgence de Kiev.
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars. La photo a été diffusée par les services d’urgence de Kiev.
STATE EMERGENCY SERVICE / VIA REUTERS
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars. La photo a été diffusée par les services d’urgence de Kiev.
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars. La photo a été diffusée par les services d’urgence de Kiev. STATE EMERGENCY SERVICE / VIA REUTERS
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars. La photo a été diffusée par les services d’urgence de Kiev.
Un bâtiment résidentiel endommagé dans l’ouest de Kiev, mercredi 16 mars. La photo a été diffusée par les services d’urgence de Kiev. STATE EMERGENCY SERVICE / VIA REUTERS
Plusieurs fortes explosions ont été entendues à l’aube dans le quartier de Shevchenkivskyi, dans l’ouest de Kiev. Aucun bilan et aucune précision n’ont été donnés pour le moment par les autorités locales, alors que la presse n’est pas autorisée à circuler dans la ville en raison du couvre-feu.
07:39
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Que faut-il attendre du discours de Volodymyr Zelensky au Congrès des Etats-Unis ?
Le dirigeant, qui devait s’adresser par lien vidéo aux élus du Congrès américain, mercredi 16 mars, est devenu l’incarnation en treillis – fatiguée, courageuse et charismatique – de la résistance ukrainienne à l’armée russe. Volodymyr Zelensky rappelle aussi l’inconfort, voire la mauvaise conscience de l’Occident, qui délègue entièrement aux Ukrainiens la lutte contre les crimes de guerre dans l’espace européen et le piétinement des valeurs qu’il prétend incarner.
C’est ainsi que se traduit la position délicate de Joe Biden, dont l’administration a pourtant apporté un soutien à l’Ukraine, notamment 1,2 milliard de dollars (1,09 milliard d’euros) en un an sur le plan sécuritaire. D’un côté, l’intervention de Volodymyr Zelensky apparaît utile. Elle doit servir à entretenir l’émotion et le soutien en faveur de la cause ukrainienne aux Etats-Unis, au-delà des lignes partisanes. Elle s’inscrit aussi dans la pédagogie de la Maison Blanche sur le coût indirect des sanctions contre la Russie, pour les consommateurs américains. Avec une exagération évidente, Washington incrimine Vladimir Poutine pour l’inflation sans précédent depuis quarante ans (7,9 % sur douze mois). En insistant sur les causes exogènes, l’administration démocrate cherche à limiter les dégâts anticipés lors des élections de mi-mandat, en novembre.
Mais le président américain se trouve aussi sous la pression du Congrès, où une mobilisation bipartisane se dessine en faveur d’une aide militaire plus massive. En outre, les élus vont voter pour retirer à la Russie son statut de partenaire commercial privilégié, afin d’assécher certaines importations. C’est avec « grand respect et admiration » que Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, et Chuck Schumer, le chef de file des démocrates au Sénat, ont annoncé dans une lettre commune l’invitation faite au président ukrainien. « L’engagement du Congrès demeure indéfectible en soutien de l’Ukraine, dit le texte. Alors qu[e le pays] fait face à l’agression diabolique et cruelle de Poutine. »
Lire aussi : Zelensky, attendu devant le Congrès, accentue la pression sur Joe Biden
07:29 VOS QUESTIONS
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Bonjour, pourquoi dire Kiev et non pas Kyiv, comme la presse étrangère ? Merci !
Jacques
Bonjour Jacques,
Pour faire suite à la réponse que l’on a donné hier, voici quelques explications supplémentaires :
Nous continuons à appeler la capitale de l’Ukraine Kiev parce que, même s’il est de racine russe, ce nom est devenu, dans notre langue, un exonyme, c’est-à-dire un mot français, entré dans l’usage courant depuis des centaines d’années, comme Londres, par exemple, désigne le London des Britanniques.
Nous avons en revanche décidé, il y a plusieurs années, d’adopter les noms ukrainiens pour Lviv ou Kharkiv, parce que ces villes sont beaucoup moins souvent désignées dans la langue française. Nous tenons par ailleurs à défendre nos discussions et nos procédures internes pour déterminer les mots que nous utilisons, quelles que soient les demandes politiques qui nous sont adressées par des gouvernements étrangers pour renommer telle ville ou tel pays.
07:15 VOS QUESTIONS
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Avez-vous plus d'information sur les circonstances de la mort de deux journalistes de Fox News?
Tokyo Rose
Bonjour Tokyo Rose,
Deux journalistes, un cameraman franco-irlandais de Fox News et une Ukrainienne qui l’accompagnait, ont été tués près de Kiev dans une attaque qui a également fait un blessé, a annoncé mardi 15 mars la chaîne de télévision américaine.
Pierre Zakrzewski et Oleksandra Kuvshynova sont morts, lundi, à Horenka, au nord-ouest de la capitale, « quand leur véhicule a été la cible de tirs », a expliqué dans un communiqué la PDG de Fox News Media, Suzanne Scott, ajoutant qu’ils étaient avec le reporter Benjamin Hall, qui a été blessé. Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, le 24 février, au moins cinq journalistes, dont deux étrangers, ont été tués. L’Américain Brent Renaud a été tué par balle dimanche dans la banlieue nord-ouest de Kiev. Au total, au moins 636 civils ont été tués en Ukraine, d’après le dernier décompte de l’ONU, qui rappelle que ces bilans sont probablement très inférieurs à la réalité.
Lire aussi : Guerre en Ukraine : deux journalistes d’une équipe de Fox News tués près de Kiev
07:06 POUR APPROFONDIR
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Le couple français bloqué à Kharkiv avec ses bébés est rentré en France : « Nous devons énormément aux Ukrainiens »
Si Jacky et son compagnon devaient résumer leur périple de cinq jours, les ramenant d’Ukraine en France, le couple évoquerait d’abord la solidarité des Ukrainiens, essentielle à leur retour. « Nous y pensons souvent avec mon conjoint, on leur doit énormément, nous leur sommes tellement reconnaissants », commente pudiquement Jacky, de retour sur le sol français depuis le 6 mars, avec son compagnon et leurs nourrissons d’un mois.
Leur périple commence à Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, où leurs jumeaux sont nés d’une gestation pour autrui (GPA), le 10 février. Une pratique interdite en France, ce qui pousse un certain nombre de ressortissants français à y recourir à l’étranger, l’Ukraine faisant jusqu’alors figure d’eldorado en raison de sa relative proximité avec la France. Toutefois, le pays n’autorise pas le recours à une mère porteuse pour les couples homosexuels, comme Jacky et son compagnon, qui étaient donc dans l’illégalité.
Lorsque la guerre est déclarée, le 24 février, le couple se trouve toujours à Kharkiv, faute d’avoir pu obtenir l’état civil des enfants, nécessaire à leur adoption. Après une semaine sous les bombardements de l’armée russe, alors que la nourriture commence à manquer, ils quittent, le 2 mars, cette ville située à trente kilomètres de la frontière avec la Russie.
La solidarité ukrainienne s’est établie depuis Paris, où une famille originaire de Kharkiv a eu connaissance de leur histoire par le biais des réseaux sociaux, avant de les mettre en contact avec une autre famille, sur place. Cette dernière leur a trouvé un billet de train, direction Lviv, dans l’ouest du pays, où l’ambassade de France a été transférée.
Lire aussi : Le couple français bloqué à Kharkiv avec ses bébés est rentré en France : « Nous devons énormément aux Ukrainiens »
06:58
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Slake
Bonjour Snake, le voici
Lire aussi : Guerre en Ukraine, en direct : la Pologne demande à l’OTAN de mettre en place une « mission de paix » en Ukraine, l’électricité est rétablie à Tchernobyl
06:48 POUR APPROFONDIR
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Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, répond au « Monde » : « La ville est prête à se défendre. Nous sommes des guerriers »
Le maire de la capitale ukrainienne a décidé, mardi, d’imposer un couvre-feu jusqu’à jeudi matin, à la suite d’une série de bombardements dans les quartiers de Podilskyi et près du métro Loukianivska, dans le centre-ville, qui ont fait quatre morts. C’est la seconde fois depuis le déclenchement de la guerre, le 24 février, que la ville est ainsi bouclée, au-delà des couvre-feux nocturnes quotidiens.
Si « la situation militaire est encore sous contrôle », selon Vitali Klitschko, les défenseurs de Kiev ne peuvent en revanche rien faire, à ce stade, contre l’aviation et l’artillerie.
« La ville est prête à se défendre. Les gens sont prêts. Il y a de la colère, de la rage, et il n’y aura pas de panique. Nous sommes des guerriers », dit le maire de Kiev. S’il refuse de commenter les discrètes négociations en cours avec Moscou, « ce domaine étant du ressort du président Zelensky », il pense que « chaque Ukrainien espère encore une solution politique et le départ des soldats russes d’Ukraine ».
Pour sa ville, à l’évidence une cible prioritaire de l’armée russe, il craint la catastrophe. « Quand on voit ce qu’il se passe ailleurs, comme à Marioupol, le scénario d’une volonté russe de destruction totale de Kiev n’est pas exclu. »
Lire aussi : Guerre en Ukraine : le maire de Kiev fait « le serment que jamais les Russes ne conquerront » la capitale
06:43 SUR LE TERRAIN
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Des quartiers de Kiev dévastés par les frappes russes
Notre photographe Laurent Van der Stockt se trouve actuellement à Kiev. Il est allé dans les quartiers de Podilskyi et de Shevchenkivskyi, frappés par des bombardements russes mardi 15 mars. Une attaque contre un immeuble d’habitation a causé la mort d’au moins quatre personnes, selon le maire de la ville, Vitali Klitschko, qui a décrété un couvre-feu entré en vigueur mardi soir et devant durer jusqu’à jeudi matin. La capitale ukrainienne est encerclée par les troupes russes.
Près de la station de métro Loukianivska, à Kiev, quartier touché par des frappes russes mardi 15 mars 2022.
Près de la station de métro Loukianivska, à Kiev, quartier touché par des frappes russes mardi 15 mars 2022. LAURENT VAN DER STOCKT POUR « LE MONDE »
Dans le quartier Podilskyi à Kiev, frappé par des frappes russes le 15 mars 2022.
Dans le quartier Podilskyi à Kiev, frappé par des frappes russes le 15 mars 2022. LAURENT VAN DER STOCKT POUR « LE MONDE »
Dans le quartier Podilskyi à Kiev, frappé par des frappes russes le 15 mars 2022.
Dans le quartier Podilskyi à Kiev, frappé par des frappes russes le 15 mars 2022. LAURENT VAN DER STOCKT POUR « LE MONDE »
Près de la station de métro Loukianivska, à Kiev, quartier touché par des frappes russes mardi 15 mars 2022.
Près de la station de métro Loukianivska, à Kiev, quartier touché par des frappes russes mardi 15 mars 2022.
LAURENT VAN DER STOCKT POUR « LE MONDE »
Dans le quartier Podilskyi à Kiev, frappé par des frappes russes le 15 mars 2022.
Dans le quartier Podilskyi à Kiev, frappé par des frappes russes le 15 mars 2022. LAURENT VAN DER STOCKT POUR « LE MONDE »
06:32
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Aux Etats-Unis, le Sénat adopte une résolution faisant de Poutine un criminel de guerre
Dans un rare mouvement d’unité, le Sénat américain a voté, mardi soir, une résolution condamnant le président russe, Vladimir Poutine, comme criminel de guerre.
La résolution, présentée par le sénateur républicain Lindsey Graham et soutenue par les sénateurs des deux partis, encourage la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye et d’autres nations à cibler l’armée russe dans toute enquête sur les crimes de guerre commis lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
« Tous les membres de cette chambre se sont unis, les démocrates et les républicains, pour dire que Vladimir Poutine ne peut pas échapper à être tenu pour responsable pour les atrocités commises contre le peuple ukrainien », a déclaré le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.
06:25 VOS QUESTIONS
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Comment les premiers ministres de la Pologne, de la République tchèque et de la Slovénie se sont rendus à Kiev pour rencontrer le président Volodymyr Zelensky si Kiev est assiégée par les forces russes ?
Phil
Bonjour Phil,
Aussi étonnant que cela puisse paraître, ils s’y sont rendus en train. Les premiers ministres polonais, Mateusz Morawiecki, tchèque, Petr Fiala, et slovène, Janez Jansa, sont arrivés mardi soir à Kiev pour affirmer « le soutien sans équivoque » de l’Union européenne à l’Ukraine. Ils se sont entretenus avec le président Zelensky et son premier ministre, Denys Chmyhal.
Les premiers ministres polonais, Mateusz Morawiecki, tchèque, Petr Fiala, et slovène, Janez Jansa avec le président ukrainien, Volodymir Zelensky.
Les premiers ministres polonais, Mateusz Morawiecki, tchèque, Petr Fiala, et slovène, Janez Jansa avec le président ukrainien, Volodymir Zelensky. UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SER / VIA REUTERS
« Nous ne vous laisserons jamais seuls. Nous serons avec vous parce que nous savons que vous vous battez non seulement pour votre liberté (…) mais aussi pour nous », a tweeté Mateusz Morawiecki.
Le vice-premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski, également du voyage, a réclamé une « mission de paix » de l’OTAN, « protégée par les forces armées », pour « fournir une aide humanitaire et pacifique en Ukraine », selon l’agence de presse polonaise PAP.
06:18 VOS QUESTIONS
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Bonjour
Je pense qu’il y a une erreur dans votre sous titre vous avez voulu dire Ukraine et il y a russe
C’est normal vous devez être fatigués merci pour votre travail
Fatigué
Bonjour fatigué,
En effet ! C’est corrigé, merci beaucoup et toutes nos excuses.
06:11
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Les Etats-Unis vont débloquer 800 millions de dollars supplémentaires pour aider l’Ukraine
Les Etats-Unis vont annoncer, mercredi, une nouvelle enveloppe de 800 millions de dollars pour aider l’Ukraine à faire face aux forces russes, qui resserrent leur étau en dépit de nouveaux pourparlers entre Kiev et Moscou, qualifiés par le président ukrainien de « plus réalistes ».
Le président américain Joe Biden doit faire cette annonce après une intervention par vidéo de son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, devant le Congrès des Etats-Unis. « Au total, le président a autorisé deux milliards de dollars en matière de sécurité depuis le début de l’administration » Biden, a précisé un responsable de la Maison Blanche.
05:59
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Les négociations entre l’Ukraine et la Russie doivent se poursuivre aujourd’hui
Des négociations entre Moscou et Kiev, entamées mardi, doivent reprendre mercredi, dans l’espoir d’arrêter l’hécatombe. Le président ukrainien a apporté mardi un peu d’espoir, jugeant que les positions étaient désormais « plus réalistes ».
Cependant, a-t-il reconnu, « il faut encore plus de temps pour que les décisions soient dans l’intérêt de l’Ukraine ». Il a également fait un geste envers Moscou, se disant prêt à renoncer à toute adhésion de son pays à l’Otan, un casus belli pour la Russie.
Pas de quoi néanmoins fléchir le président russe, Vladimir Poutine, selon un communiqué publié à l’issue de son entretien mardi avec le président du Conseil européen Charles Michel. Lors de cette conversation, M. Poutine « a souligné que Kiev ne manifestait pas d’engagement sérieux à trouver des solutions mutuellement acceptables ».
05:59
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Bienvenue dans ce nouveau direct consacré à la guerre en Ukraine
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