Thursday, April 2, 2026

Le Monde- le 2 avril 2026 - L’allocution télévisée du président des Etats-Unis, mercredi 1ᵉʳ avril, s’est résumée à un exercice d’autosatisfaction sur les « victoires » américaines, alors qu’une crise majeure menace l’économie mondiale.

LE  MONDE

DONALD TRUMP

Donald Trump promet de renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre », sans dessiner d’issue à la guerre

L’allocution télévisée du président des Etats-Unis, mercredi 1ᵉʳ avril, s’est résumée à un exercice d’autosatisfaction sur les « victoires » américaines, alors qu’une crise majeure menace l’économie mondiale.

Par Piotr Smolar (Washington, correspondant)

Publié aujourd’hui à 05h54, modifié à 09h40 

Temps de Lecture 6 min.

 

Le président américain, Donald Trump, à Washington, le 1ᵉʳ avril 2026. ALEX BRANDON/AP


Tout se passe conformément au plan, qui n’a cessé de changer depuis le 28 février. Ainsi se résume l’allocution télévisée de Donald Trump au sujet de la guerre engagée avec Israël contre l’Iran, prononcée mercredi 1er avril. Un exercice d’autosatisfaction hors sol sur les « victoires » américaines, alors que le conflit, sans issue prévisible, menace l’économie mondiale d’une crise majeure. « Nous avons toutes les cartes, ils n’en ont aucune », a prétendu le magnat, « très proche » de « finir le boulot ». Le président américain ne s’est guère attardé sur les contacts diplomatiques timides avec Téhéran, promettant, au contraire, de frapper « très durement » l’Iran dans les « deux à trois semaines » à venir, pour le renvoyer à l’« âge de pierre ».


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La guerre contre la République islamique devait être une « petite excursion », selon l’expression prisée par Donald Trump, ces dernières semaines. La hausse des prix à la pompe ? « Des fluctuations à court terme », assurait la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, le 30 mars. La réalité est autre. Les Etats-Unis se sont transformés en agent du chaos, par une opération mal conçue, à l’urgence injustifiée. Cette guerre est devenue un outil de fragmentation et de recomposition aux effets mondiaux. Plus le coût militaire, économique et politique augmente pour les deux parties – sans compter Israël –, et plus le risque d’escalade se dessine.


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