Wednesday, June 14, 2023

Fransa DB Sözcüsünün bilgilendirme ve açıklamaları 13 haziran 2023 - Au point de presse de ce jour ( le 13 juin 2023) , la porte-parole a présenté l'agenda du pôle ministériel, fait les déclarations et répondu aux questions suivantes

 Au point de presse de ce jour ( le 13 juin 2023) , la porte-parole a présenté l'agenda du pôle ministériel, fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

1 - Agenda du pôle ministériel

- Mme Catherine Colonna

La Ministre de l'Europe et des affaires étrangères s'est entretenue ce matin avec son homologue moldave, M. Nicu Popescu, et je reviendrai dans quelques instants, sur les conclusions que nous pouvons tirer de cet entretien.

La Ministre participera aux questions au gouvernement, cet après-midi, à 15 heures, à l'Assemblée nationale, et sera auditionnée à huis clos, ce soir, devant la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Sur des questions internes, je vous avais indiqué la tenue du Comex, comité exécutif, qui portera le 15 juin sur l'agenda de la transformation à la suite des Etats généraux de la diplomatie, et pour ceux qui le souhaitent nous reviendrons, avant la fin de la semaine, sur ces questions. Nous sommes à la disposition de vos médias pour répondre à des questions sur ce point.

Mme Colonna s'entretiendra le 16 juin avec son homologue suédois, M. Tobias Billström. Vous savez que la Ministre et son homologue suédois s'étaient vus à Oslo, en marge de la ministérielle informelle "Affaires étrangères" de l'OTAN, le 1er juin dernier. Ils étaient convenus à cette occasion que le ministre suédois viendrait à Paris avant Vilnius, pour préparer ensemble le Sommet.

À Oslo, la Ministre a rappelé que l'adhésion de la Suède offre l'opportunité de renforcer notre sécurité collective européenne, que nous y sommes fortement favorables et que nous souhaitons qu'elle puisse intervenir, le plus vite possible, à l'occasion du sommet de Vilnius.

Ce sera un sujet au coeur de leurs échanges.

Le 16 juin, la Ministre recevra M. Jean-Yves Le Drian, représentant personnel du Président de la République pour le Liban. Ce sera l'occasion d'échanger sur l'urgence qu'il y a à avancer dans la sortie de crise au Liban. Vous savez que M. Jean-Yves Le Drian a été tout récemment nommé. La Ministre pourra faire état des récents contacts qui ont été les siens, à l'occasion de son déplacement en Arabie saoudite et au Qatar, à ce sujet.

La Ministre participera à la commémoration du 83ème anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940, avec le Président de la République, au Mont Valérien. Elle se rendra ensuite, du 19 au 20 juin, en Afrique du Sud. J'avais eu l'occasion de vous le mentionner, la dernière fois.

Elle se rendra, dans la foulée de ce déplacement en Afrique du Sud, à Londres pour la conférence sur la reconstruction de l'Ukraine, le 21 juin. Nous organiserons un briefing en Off organisé le 19 juin. Elle y participera pour souligner combien la résilience de court terme et la reconstruction de long terme sont absolument essentielles et complémentaires. Elle réaffirmera la volonté de la France de contribuer sur ces deux plans. Il faut que nous aidions les Ukrainiens à reconstruire, avant même que la paix ne soit réalisée, au fur et à mesure de leurs efforts.

C'est un effort à la fois d'aide humanitaire, d'aide économique, diplomatique et militaire que la France continuera d'apporter à l'Ukraine. L'enjeu est pour nous, dans le cadre de cette conférence, de pouvoir articuler notre aide d'urgence, et l'aide humanitaire que nous avons apportée depuis le début de la crise, qui visait à combler les besoins les plus pressants de la population ukrainienne, et le soutien que nous allons apporter à l'Ukraine dans le cadre de ce processus de relèvement et de transformation de l'Ukraine, également dans la perspective de son adhésion à l'Union européenne.

La Ministre sera accompagnée de M. Pierre Heilbronn, que vous connaissez, qui est l'envoyé spécial pour la reconstruction de l'Ukraine, et qui fera un briefing en amont.

Dernier point à l'agenda de Mme Colonna, elle participera au sommet pour un Nouveau pacte financier mondial les 22 et 23 juin, aux côtés du Président de la République. Ce sera l'occasion pour elle de présider plusieurs tables rondes, et d'avoir de nombreuses rencontres bilatérales avec des homologues présents. À ce stade, nous n'avons pas encore la liste à vous communiquer, mais vous savez qu'un certain nombre de noms a déjà été mis en ligne, sur le site pour le Nouveau pacte financier. Mme Chrysoula Zacharopoulou participera également à ce sommet.

Enfin, la Ministre se rendra le 26 juin au Conseil des Affaires étrangères, à Luxembourg. Ce sera l'occasion d'aborder plusieurs points qui sont mis à l'agenda : la question ukrainienne, les relations entre l'Union européenne et la Communauté CELAC d'Amérique latine, la diplomatie numérique, mais également dans les affaires courantes, les points Tunisie, Arménie/Azerbaïdjan et Serbie/Kosovo seront à l'ordre du jour.

- M. Olivier Becht

Le ministre délégué se déplacera à Madrid, les jeudi 15 et vendredi 16 juin. Il rencontrera des entreprises françaises actives en Espagne, mais également des entreprises espagnoles qui souhaitent investir en France.

Il clôturera à cette occasion l'Assemblée générale de la chambre de commerce et d'industrie franco-espagnole, et rencontrera la communauté française.

M. Becht participera, en amont de ce déplacement, à la première édition du forum d'affaires "Vision Golfe", puisque vous savez que s'ouvre ce matin à Bercy la première édition de cette rencontre d'affaires entre la France et les pays du Conseil de Coopération des Etats arabes du Golfe, ainsi que les plus grandes entreprises de ces pays qui sont représentés. M. Becht interviendra à l'occasion de cet événement qui permettra de renforcer nos échanges commerciaux entre la France et les pays du Golfe, ainsi que de promouvoir les investissements avec ces pays.

- Mme Chrysoula Zacharopoulou

La secrétaire d'Etat participera au salon Vivatech, le 16 juin. Ce sera l'occasion pour elle d'échanger avec les startups francophones et africaines, et de les soutenir. Vous savez que nous avons une action de soutien à l'entrepreneuriat entre la France et l'Afrique qui est très active. Mme Zacharopoulou participera le 19 juin à l'ouverture de la Commission nationale de la Coopération décentralisée (CNCD), qui est l'instance permettant de coordonner l'Etat et les collectivités territoriales en matière d'action extérieure. Ce sera notamment l'occasion de préparer la contribution des collectivités territoriales au prochain CICID, dédié à notre politique de développement.

- Mme Laurence Boone

La secrétaire d'Etat se déplacera au Portugal, les 15 et 16 juin. Ce sera l'occasion d'une rencontre trilatérale avec ses homologues espagnol et portugais, et l'occasion d'évoquer à la fois la présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne qui viendra ensuite, le renforcement de l'autonomie stratégique de l'Union européenne, notamment dans ses dimensions économiques, industrielles et numériques, de parler de soutien à l'Ukraine, et enfin d'élargissement et de réformes institutionnelles de l'Union européenne.

- Lancement de la nouvelle version de la Bibliothèque numérique diplomatique

Dernier point à l'agenda que je vous signale, vous n'êtes peut-être pas familiers des archives diplomatiques, mais je tenais à vous annoncer que nous allons lancer la nouvelle version de la Bibliothèque numérique diplomatique, et ce, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (BnF), puisque demain, sera lancée la nouvelle version de sa Bibliothèque diplomatique numérique "Gallica marque blanche".

Ce portail a déjà accueilli plus de 37.000 visites en 2022. Il évolue pour mieux accompagner notamment les chercheurs qui travaillent sur les documents en lien avec l'activité diplomatique.

C'est désormais huit nouvelles collections numériques qui mettront en valeur la diplomatie et ses acteurs, mais aussi l'histoire des négociations, le droit international, auxquelles s'ajouteront cette année plus de 250.000 nouveaux documents, des livres, des manuscrits, des cartes, et toute une partie de la correspondance diplomatique qui sera accessible aux chercheurs, en ligne, grâce à la Direction des Archives de ce ministère (Archives diplomatiques), à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à ses partenaires.

Je vous invite à découvrir tous ces éléments, dont nous ferons la communication sur nos sites et nos réseaux sociaux.

[non prononcé :] Pour accéder à la Bibliothèque diplomatique numérique : https://bibliotheque-numerique.diplomatie.gouv.fr/meae

2 - Moldavie - Entretien de Mme Catherine Colonna avec son homologue moldave (13 juin 2023)

Mme Catherine Colonna, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, a reçu ce jour M. Nicu Popescu, Vice-Premier Ministre et ministre des Affaires étrangères de la République de Moldavie.

La Ministre a félicité son homologue pour l'organisation particulièrement réussie du deuxième sommet des chefs d'Etat ou de gouvernement de la Communauté politique européenne qui s'est tenu le 1er juin dernier à Chisinau et a souligné les avancées concrètes obtenues pour la Moldavie à l'occasion du Sommet, avec le soutien actif de la France. Elle a notamment salué l'accord sur la baisse des frais d'itinérance avec l'Union européenne à compter du 1er janvier 2024 et le lancement d'une mission européenne civile pour renforcer la résilience du secteur de la sécurité en Moldavie qui contribuent à ancrer durablement la Moldavie dans la famille européenne.

Les deux ministres ont évoqué la trajectoire européenne de la Moldavie et les réformes mises en oeuvre par les autorités moldaves pour répondre aux neuf recommandations énoncées par la Commission européenne dans son avis du 17 juin 2022. La Ministre a réaffirmé l'engagement de la France pour accompagner la Moldavie dans ce processus et sa disponibilité à partager son expertise pour contribuer au renforcement des capacités moldaves.

La Ministre a également rappelé la mobilisation de la France pour soutenir la Moldavie face aux tentatives de déstabilisation dont elle fait l'objet dans le contexte de l'agression russe contre l'Ukraine.

Les deux ministres ont, en outre, évoqué les perspectives positives de la relation bilatérale entre la France et la Moldavie et réaffirmé leur volonté commune de travailler à son renforcement dans toutes ses composantes.

3 - Nations unies - Election de M. Olivier de Frouville au Comité des Nations unies sur les disparitions forcées (12 juin 2023)

La France félicite M. Olivier de Frouville pour sa réélection au Comité des Nations unies sur les disparitions forcées pour le mandat 2023-2027. Les Etats parties à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, réunis à New York, lui ont renouvelé leur confiance.

La France réitère son engagement dans la lutte contre les disparitions forcées. Il faut mettre fin à ces crimes, qui peuvent constituer des crimes contre l'humanité ainsi qu'aux souffrances qu'ils induisent aussi pour les proches des victimes, qui ne connaissent par leur sort. Alors que nous célébrons cette année le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, la France encourage tous les Etats à devenir parties à cette convention pour permettre à sa ratification universelle. La France salue la contribution des organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l'Homme, qui jouent un rôle indispensable d'alerte et de documentation des faits.

4 - Ukraine - Condamnation des frappes russes contre l'Ukraine (13 juin 2023)

La France condamne avec la plus grande fermeté la nouvelle vague de frappes russes de missiles qui ont visé les régions de Kiev, Dnipopetrosvk et Kharkiv cette nuit.

Ces frappes ont une nouvelle fois délibérément ciblé des infrastructures civiles et des bâtiments résidentiels, en violation flagrante du droit international humanitaire. Elles ont fait plusieurs victimes, notamment dans la ville de Kryvyï Rih, où six personnes ont perdu la vie, selon un bilan provisoire des autorités ukrainiennes.

Comme l'a souligné à plusieurs reprises la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Mme Catherine Colonna, ces actes inacceptables sont constitutifs de crimes de guerre et ne peuvent rester impunis. La France continuera de fournir un appui aux juridictions ukrainiennes et à la Cour pénale internationale afin de lutter contre l'impunité de tels crimes.

5 - Questions/réponses

Q - Merci de prendre mes questions. J'en ai une concernant l'Iran, et plusieurs sur le Liban. Concernant l'Iran, il y a un gros responsable diplomatique iranien, Ali Bagheri Kani, qui a twitté aujourd'hui, disant qu'il était à Abou Dabi, et qu'il avait rencontré ses homologues français, allemand et britannique. Il est responsable des négociations sur le nucléaire, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur cette rencontre ? Est-ce qu'il y a les prémices d'une reprise des négociations sur le nucléaire avec l'Iran ? Et la deuxième question concerne Jean-Yves Le Drian. Vous avez évoqué une rencontre prochainement avec Mme Colonna. Est-ce que vous pouvez nous dire comment va s'articuler la mission de M. Le Drian et le ministère des affaires étrangères concernant le dossier libanais ? Savez-vous si M. Le Drian va se rendre, enfin... quand va-t-il se rendre au Liban ? Et dans la perspective demain de la session parlementaire pour élire un Président de la République, êtes-vous confiant qu'il puisse y avoir une décision demain ? Et sinon, est-il envisagé une réunion, une conférence sur le Liban à Paris prochainement ?

R - Merci beaucoup pour cette longue série de questions. Je vais commencer par la première. En effet, les directeurs politiques E3 ont eu l'occasion de rencontrer le responsable iranien que vous mentionnez à Abou Dabi le 12 juin. Je n'ai pas de commentaire à faire sur l'objet de cette rencontre, je crois que vous connaissez nos positions très clairement exprimées à la fois par les E3 à l'occasion du Conseil des gouverneurs qui s'est tenu il y a quelques jours, et le Président de la République, qui a eu l'occasion de s'exprimer auprès du Président Raïssi sur cette question encore ce week-end. La position de la France est que nous demeurons mobilisés pleinement pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Nous nous coordonnons avec nos partenaires internationaux sur la meilleure manière de répondre à l'escalade nucléaire extrêmement préoccupante qui est en cours, et pour trouver une solution diplomatique à la situation actuelle. Voilà les messages qui ont été réitérés. Voilà pour ce premier point.

Sur les suivants, M. Jean-Yves Le Drian, l'envoyé personnel, sera en effet reçu par Mme la Ministre, comme je l'indiquais, dans les jours à venir. Ce sera l'occasion d'évoquer la suite de sa mission qui a été définie très clairement dans le communiqué de l'Elysée qui a annoncé sa nomination il y a quelques jours. Comme je l'indiquais, il s'agit de poursuivre nos efforts pour une sortie urgente de la crise libanaise, et cela reflète la priorité que la diplomatie française donne à cette question. Ce travail se conduira en très étroite concertation et coordination.

S'agissant de la date que vous avez évoquée, il y a en effet une convocation de la session parlementaire libanaise le 14 par le président du parlement libanais. Il est entendu que nous continuons d'appeler à la sortie de crise, qui est notre message depuis maintenant plus de huit mois que dure ce vide institutionnel, et qu'il ne s'agit de gâcher aucune occasion qui se présente. Notre message à tous, aujourd'hui, c'est de prendre cette échéance au sérieux et d'en faire l'occasion d'une sortie de crise.

Et votre dernière question m'échappe.

Q - Sur l'organisation d'une conférence internationale sur le Liban et sur les dates de déplacement de Jean-Yves Le Drian ?

R - Je ne réponds pas aux questions hypothétiques. Pour l'instant la date de déplacement de M. Jean-Yves Le Drian n'est pas communiquée. Je ne peux pas vous donner cette information. Il s'agira pour nous de faire tout d'abord l'évaluation de cette session parlementaire qui se tient le 14.

Q - C'était pour revenir sur cette campagne numérique de manipulation russe. À part le site du Quai d'Orsay, qu'est-ce qu'il y avait d'autre ? Je n'ai pas encore vu les documents que vous avez mis en ligne, mais qu'est-ce qu'il y avait d'autre, comme attaques ? Combien ? Sur quelle période ceci s'est passé, est-ce récent, ou deux trois mois, quelques semaines ou quelques jours ? Quel genre de conséquences y aura-t-il ? Je sais que vous parlez avec vos partenaires, mais est-ce que vous allez parler au niveau européen, pour éventuellement rajouter des sanctions spécifiques sur des groupes qui sont derrière ça ? Est-ce qu'il y a des conséquences pour les ambassades ? Je présume que l'ambassade et le centre culturel, ici, étaient impliqués ; est-ce qu'il y a des conséquences pour eux ? Si vous pouvez nous donner plus de détails sur ça.

R - Dès que nous avons détecté un site miroir, qui était en effet un site miroir de France Diplomatie, nous avons réagi immédiatement, pour pouvoir faire face à cette campagne de manipulation de l'information et évidemment limiter son impact. Cela nous a permis de faire en sorte que cette campagne n'ait pas d'impact sur notre opinion publique, tout en mesurant le fait que l'opinion publique française est tout à fait résiliente face à ces campagnes de désinformation , et qu'à ce stade, nous n'en voyons pas les effets se traduire dans la réalité. S'agissant des conséquences, cette déclaration que la Ministre a choisi de faire est la première. Nous n'avons pas, à ce stade, c'est la première fois que nous dénonçons de façon aussi claire et explicite ce type de campagne de manipulation. C'est évidemment un message qui sera reçu par les intéressés.

Q - Est ce que vous envisagez de convoquer l'ambassadeur russe ?

R - A ce stade, cette décision n'est pas prise.

Q - Toujours sur les attaques russes, la nature des messages, on peut en savoir plus ou pas du tout ? Et les dates, vous n'avez pas dit à quel moment ça s'est passé, ça s'est produit ?

R - On vous donnera davantage d'informations plus tard. Mais je n'ai pas de dates à vous donner, que je puisse vous communiquer, mais nous le ferons par la suite, si vous le souhaitez.

Q - Ni sur la nature des messages ?

R - Ce n'était pas des messages, en fait, c'était des sites miroirs des sites gouvernementaux, et notamment du site Diplomatie, avec une volonté claire de créer de la confusion vis-à-vis de l'opinion française s'agissant du soutien que nous apportons à l'Ukraine.

Q - Et deux autres petites questions. La première sur le Mercosur : est-ce qu'il y a une évolution de la position française, puisqu'il va se passer des choses du côté de l'Amérique du Sud ? Et deuxième chose, est-ce que vous êtes au courant du changement d'ambassadeur de Chine en France, M. Lu Shaye qui serait remplacé par M. Deng Li, ça vous dit... ? Vous avez été informée de ce changement au plus haut niveau de la diplomatie chinoise en France ?

R - Sur le Mercosur, vous savez qu'Olivier Becht a eu l'occasion de s'entretenir de ces questions. Il était récemment encore au Brésil et au Chili et ces questions commerciales ont été évoquées. Il a pu réitérer à ses homologues chilien et brésilien la position de la France, qui fait état d'une position très constructive sur la poursuite des discussions sur les accords commerciaux, mais aussi des clarifications que nous attendons des Etats du Mercosur, sur la base des exigences que nous avons réitérées en matière de protection environnementale, de standards de responsabilité sociale des entreprises. Tous ces aspects sont sur la table. Il y a, comme vous le savez, une proposition de la Commission qui a été transmise, à cet égard, à tous les Etats du Mercosur. Nous entendons poursuivre la discussion à ce sujet, et ce sera en effet un des sujets qui seront évoqués, notamment dans le cadre des rencontres entre l'Union européenne et la communauté CELAC.

S'agissant de l'ambassadeur Lu Shaye, je n'ai pas d'informations à cet égard, et je vous renvoie vers les autorités chinoises qui sont compétentes sur ces questions.

Q - Je reviens sur l'Ukraine. Certains pays voisins étudient la possibilité d'envoyer des troupes sur le sol ukrainien, ce qui va changer, effectivement, la donne. Est-ce que la France soutient ce type d'engagement ?

R - Notre position est claire : nous avons défini notre soutien à l'Ukraine, qui est un soutien à l'Ukraine dans le cadre de la légitime défense qu'elle exerce tout à fait légitimement dans le cadre de la Charte des Nations unies, et en application de ses articles. Notre soutien est aussi clair dans le fait que nous ne sommes pas en guerre avec la Russie. À ce stade, notre soutien s'exprime de façon politique, humanitaire et en matière d'équipement militaire, comme le savez. Et c'est ce qu'a rappelé le Président de la République au Président Zelensky lors de son dernier entretien.

Q - D'autres partenaires ont indiqué que des troupes pourraient être envoyées sur le terrain en Ukraine. Qu'en est-il de la France ?

R - Nous n'avons jamais évoqué ce point. Vous savez que nous n'apportons que de l'aide en termes d'équipements militaires à l'Ukraine, dans le cadre de l'exercice de sa légitimé défense.

Q - Des discussions sont en cours... En fait, c'est deux questions. La première : des discussions sont en cours entre l'UE et la Tunisie autour d'un éventuel accord sur la gestion migratoire. Que proposent la France et l'UE à Tunis ? Qu'attendent-elles en retour, sachant que le Président Saïed s'oppose à ce que la Tunisie, je cite : "soit juste un simple gendarme qui veille à protéger les frontières des autres" ? Deuxième question, au regard de l'Algérie : quelle sera la réaction de Paris à la réintroduction de couplets hostiles à la France dans l'hymne national algérien ?

R - S'agissant de l'Union européenne et de la Tunisie, je tiens à rappeler qu'il y a eu une visite très importante ces derniers jours, puisque la Présidente de la Commission, Mme Ursula von der Leyen s'était rendue à Tunis le 12 juin, pour annoncer un paquet de soutien à la Tunisie, que la France et nos autorités ont contribué à élaborer. Donc il s'agit d'un paquet de soutien qui se décline en différents points, dont les questions migratoires, mais qui évoque également le développement économique, les investissements, l'énergie, les migrations et les échanges, les contacts entre les populations, avec notamment la mise en place d'un plan Erasmus+ entre la Tunisie et l'Union européenne. Ces annonces sont le résultat d'un important travail que la France a mené avec ses partenaires européens pour venir en aide à la Tunisie en cette période de crise socio-économique très grave qui frappe la Tunisie. Elles font l'objet d'un suivi régulier. Vous savez que la Ministre avait eu l'occasion de s'en entretenir avec les ministre tunisien des affaires étrangères, M. Nabil Ammar, et que ce suivi sera poursuivi dans le cadre des échéances européennes, et notamment du Conseil d'association entre l'Union européenne et la Tunisie, qui devrait se tenir avant la fin de l'année 2023.

Sur le deuxième point, je n'ai pas connaissance de ces éléments, donc je ne peux pas vous faire de réponse là-dessus.

Q - Je reviens encore sur la Russie, excusez-moi. Est-ce que c'est la première fois que la France est attaquée, enfin, en tout cas, que le ministère, ici, est attaqué ? Et quelle peut être la suite, pour l'instant ? Comment vous voyez la suite, justement ? Est-ce qu'il y a un renfort qui va être fait ? Est-ce que vous avez réussi à donner des informations aux autres ministères, etc. pour mieux se protéger ?

R - Je crois que ce que je viens d'évoquer ce matin, et ce que la Ministre a souligné dans le cadre de cette déclaration, et la réponse très efficace qui a été faite, puisqu'il y a eu une détection très rapide de ces opérations de manipulation de l'information, qui ont permis, précisément, de déjouer cette manoeuvre et de prendre les contremesures nécessaires pour protéger notre opinion publique. Nous estimons être prêts à faire face à ces campagnes de désinformation, que nous continuons à dénoncer et qui constituent un des éléments de déploiement de la guerre hybride que mène aujourd'hui la Russie./.

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