Le ressentiment croissant de Washington contre l’OTAN, « tigre de papier » se dérobant face à l’Iran
Article réservé aux abonnés

Le divorce semble improbable, mais l’éloignement, irrésistible. Ainsi se présente, sous l’administration Trump, la triste condition de l’Alliance atlantique. La Maison Blanche a beau considérer la guerre contre l’Iran comme un triomphe militaire, son irritation ne cesse de grandir à l’égard des pays de l’OTAN.
Ceux-ci ne seraient pas au rendez-vous de la solidarité avec les Etats-Unis, ni de leurs propres intérêts commerciaux dans le détroit d’Ormuz, étranglé par Téhéran. Washington aurait ainsi souhaité que les pays européens envoient sans délai des forces navales pour participer aux opérations de déminage et de sécurisation de l’artère stratégique. En sens inverse, les Européens n’envisagent pour leur part un engagement qu’à compter du moment où un cessez-le-feu durable et négocié sera entré en vigueur. Leur message implicite : que les Américains réparent ce qu’ils ont cassé.
Début avril, Donald Trump qualifiait l’Alliance de « voie à sens unique ». Son secrétaire d’Etat, Marco Rubio, parlait dans la foulée d’un nécessaire « réexamen » de la relation. Vendredi 24 avril, au cours d’un point presse, le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, se plaçait dans le même registre. « Nous ne comptons pas sur l’Europe, a-t-il expliqué, mais ils ont besoin du détroit d’Ormuz bien plus que nous, et ils devraient peut-être faire moins de discours et de conférences sophistiquées en Europe et envoyer un bateau. C’est bien plus leur combat que le nôtre. L’Europe et l’Asie ont bénéficié de notre protection pendant des décennies, mais le temps du resquillage est terminé. »
Il vous reste 80.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
No comments:
Post a Comment