Tuesday, September 13, 2022

Guerre en Ukraine, en direct : le chancelier allemand Olaf Scholz demande à Vladimir Poutine le « retrait complet » des forces russes (Le Monde)

 Guerre en Ukraine, en direct : le chancelier allemand Olaf Scholz demande à Vladimir Poutine le « retrait complet » des forces russes

Lors d’un entretien téléphonique, le dirigeant allemand a « insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible », selon un communiqué de la chancellerie.

19:01

La centrale nucléaire de Zaporijia aussi au menu des discussions entre Olaf Scholz et Vladimir Poutine 

La situation autour de la centrale nucléaire de Zaporijia a aussi été abordée par les dirigeants allemand et russe lors de leur entretien téléphonique. Ces derniers ont « convenu de rester en contact ».


Le chancelier a pointé « la nécessité de garantir la sécurité de la centrale nucléaire. Dans ce contexte, il a demandé » d’éviter toute escalade et de mettre en œuvre immédiatement les mesures recommandées dans le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique.


Enfin, M. Scholz a demandé au président russe de mettre « pleinement » en œuvre l’accord d’exportation des céréales ukrainiennes et de ne pas le « discréditer ». M. Poutine entend parler avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, de cet accord de plus en plus contesté par Moscou, permettant à l’Ukraine d’exporter ses céréales, avait fait savoir vendredi le Kremlin.


Cet accord, conclu le 22 juillet à Istanbul, a permis de débloquer les exportations de blé et de maïs ukrainiens qui étaient jusque-là entravées par l’offensive militaire russe, suscitant l’inquiétude des pays importateurs et la peur d’une crise alimentaire. La Russie affirme que ses propres exportations de denrées alimentaires et d’engrais continuent néanmoins de pâtir des sanctions occidentales visant Moscou pour son intervention militaire. Elle accuse en outre les pays européens d’accaparer la majorité des céréales exportées d’Ukraine.


18:41

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Olaf Scholz demande à Vladimir Poutine le « retrait complet », hors d’Ukraine, des forces russes

Le chancelier allemand a exhorté mardi le président russe à ordonner le « retrait complet », hors d’Ukraine, des forces russes, en difficulté face aux contre-offensives ukrainiennes.


Lors d’un entretien téléphonique de quatre-vingt-dix minutes, le dirigeant allemand a « insisté auprès du président russe pour qu’une solution diplomatique soit trouvée le plus rapidement possible, fondée sur un cessez-le-feu, un retrait complet des troupes russes et le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine », selon un communiqué de la chancellerie.


Face aux difficultés rencontrées sur le terrain par l’armée russe, le chancelier allemand a par ailleurs « souligné que d’éventuelles nouvelles mesures d’annexion russes ne resteraient pas sans réponse et ne seraient en aucun cas reconnues ».


Le chancelier a aussi demandé à M. Poutine de « traiter les combattants capturés conformément au droit international humanitaire, notamment aux conventions de Genève, et de garantir un accès sans entrave au Comité international de la Croix-Rouge », précise le communiqué.


18:07

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Sévèrement critiquée, la Russie dénonce le « parti pris » de l’ONU

La Russie a dénoncé aujourd’hui le « parti pris » croissant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, qui l’avait accusée la veille de vouloir faire taire les opposants au Kremlin.


S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, le représentant russe Ilya Barmin a dénoncé « la montée sans précédent de la politisation et du parti pris » du Haut-Commissariat. « En témoigne, a-t-il dit, la mention de notre pays dans la déclaration d’hier par la haute-commissaire par intérim, qui a ignoré les violations massives des droits humains en Europe, aux Etats-Unis et dans d’autres pays de l’Occident ».


Moscou, qui a quitté le Conseil au moment où l’Assemblée générale de l’ONU votait son expulsion il y a quelques mois pour cause d’invasion de l’Ukraine, dispose toutefois du statut d’observateur et, à ce titre, dispose d’un droit de réponse, comme les autres pays.


Le représentant russe a accusé l’ONU d’ignorer les preuves « concernant les crimes du régime de Kiev dans le Donbass et les atrocités des combattants ukrainiens et des mercenaires étrangers » et lui a reproché de ne pas avoir eu « le courage » de condamner l’envoi d’armes occidentales à l’Ukraine. Il a également dénoncé pêle-mêle la publication, à la fin d’août, par le Haut-Commissariat du rapport « partial » sur la région chinoise du Xinjiang.


Le plus haut organe onusien de défense des droits humains a lancé en mai une enquête de haut niveau sur les violations commises par les troupes russes en Ukraine. Mais des pressions croissantes s’exercent pour que le Conseil s’intéresse également aux violations des droits humains en Russie et mette sur pied un mandat de rapporteur spécial.


L’ambassadrice de l’Ukraine auprès de l’ONU, Yevheniia Filipenko, a affirmé mardi devant le Conseil que Moscou « prend les droits humains en otage pour poursuivre ses objectifs malveillants ». Elle a salué le travail accompli par l’ONU pour documenter les « atrocités » commises par la Russie dans son pays, et a assuré que « continuer à maintenir ensemble la pression sur l’Etat agresseur devrait être la seule option pour nous tous ».


17:23

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En images : face aux succès de Kiev sur le terrain, le Kremlin mis sous pression

« Troublant », « trahison », « déprimant » : les déboires des militaires russes dans l’est de l’Ukraine ces derniers jours ont suscité un choc parmi certains faucons à Moscou, qui s’interrogent publiquement sur la stratégie du pays. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a appelé mardi ceux qui expriment des critiques à « faire très attention » de rester « dans le cadre de la loi », qui punit sévèrement ceux qui « discréditent » l’armée.


Cette mise au point est à la hauteur de l’avalanche de réactions, parfois virulentes, qui accompagnent en Russie le retrait des forces russes de la région de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, face à la contre-offensive de Kiev. Même les chaînes de télévision, en général des relais fidèles du Kremlin, n’ont pu cacher leur trouble.


Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov, tenant d’une ligne dure en Ukraine, a également fustigé les « erreurs » commises selon lui par les généraux russes, dans un message vocal diffusé dimanche auprès de ses 2,4 millions d’abonnés sur Telegram.



16:57

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Le Kremlin fait l’éloge de l’Organisation de coopération de Shanghaï, qu’il considère comme une « solution de remplacement réelle » à l’Occident

« L’Organisation de coopération de Shanghaï offre une solution de remplacement réelle aux structures orientées vers l’Occident », s’est félicité mardi devant la presse le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, en amont de la tenue du sommet annuel de l’organisation. Il a souligné qu’il s’agissait de la « plus grande organisation du monde, qui comprend la moitié de la population de la planète », assurant que ses membres veulent un « ordre international juste ».


Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), prévu jeudi et vendredi à Samarcande, en Ouzbékistan, ex-république soviétique d’Asie centrale, doit réunir, selon Moscou, non seulement les dirigeants des pays membres de cette organisation, parmi lesquels figurent, entre autres, la Russie, la Chine, l’Inde et le Pakistan, mais aussi nombre d’autres leaders, dont le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev.


Depuis le début de son offensive en Ukraine, le 24 février, qui lui a valu des sanctions occidentales sans précédent, la Russie a mis le cap résolument sur l’Asie, en particulier pour y trouver des débouchés économiques du fait des sanctions américaines et européennes.


Selon M. Ouchakov, le président russe, Vladimir Poutine, outre son discours dans le cadre du sommet, rencontrera le dirigeant chinois, Xi Jinping, pour évoquer la crise ukrainienne et la « coopération économique et commerciale » avec Pékin.


En marge du sommet, il va s’entretenir avec les dirigeants pakistanais, indien et iranien, ainsi qu’avec le président turc pour discuter de la livraison des céréales en provenance de l’Ukraine. Une autre discussion est prévue avec le président azerbaïdjanais pour évoquer la dernière escalade de violence à la frontière azerbaïdjano-arménienne, qui a fait au moins 49 morts côté arménien dans la nuit de lundi à mardi.


16:31 POUR APPROFONDIR

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En France, un débat sur la guerre en Ukraine aura lieu à l’Assemblée nationale le 3 octobre

En juillet, la première ministre, Elisabeth Borne, avait proposé à l’Assemblée nationale d’organiser un débat sur la guerre en Ukraine et ses conséquences en France. Ce sera chose faite le 3 octobre : les députés reprendront ce jour-là leurs travaux dans l’Hémicycle avec une déclaration du gouvernement suivie d’un débat sur la guerre en Ukraine, a-t-on appris mardi 13 septembre à l’issue de la conférence des présidents.


Lire aussi : L’Assemblée nationale organisera un débat sur la guerre en Ukraine à la reprise des travaux parlementaires le 3 octobre

16:11

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Kiev accroît la pression sur l’Allemagne pour qu’elle lui livre des blindés

Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a reproché mardi à Berlin de ne pas lui livrer de blindés, accroissant la pression sur le chancelier, Olaf Scholz, au moment où l’Ukraine se targue de nouveaux succès militaires contre l’armée russe.


« Des signaux décevants en provenance d’Allemagne alors que l’Ukraine a besoin maintenant de chars Leopard et Marder pour libérer notre peuple et le sauver du génocide », a-t-il écrit sur Twitter. « Il n’y a pas un seul argument rationnel qui dit pourquoi ces armes ne peuvent pas être livrées, seulement des craintes abstraites et des excuses. Que craint Berlin que Kiev ne craint pas ? », ajoute M. Kuleba dans ce post.


Lundi, le chancelier allemand, Olaf Scholz, mais aussi sa ministre de la défense, Christine Lambrecht, tous deux membres du parti social-démocrate (SPD), sont restés évasifs quand ils ont été interrogés sur de potentielles livraisons de blindés. Au sein de la coalition au pouvoir en Allemagne, composée des sociaux-démocrates, des Libéraux (FDP) et des Verts, des dissensions apparaissent.


Ainsi, dans les deux partis juniors de la coalition, des voix se sont élevées pour réclamer la livraison de chars. « Nous devons évaluer chaque jour si nous pouvons soutenir davantage les courageux Ukrainiens. L’Ukraine doit gagner cette guerre », a déclaré Christian Lindner, le chef des libéraux et ministre des finances. « Le temps de l’hésitation est terminé », a affirmé de son côté la codirigeante du parti des Verts, Ricarda Lang. La principale force d’opposition, l’union conservatrice CDU-CSU, milite elle aussi pour de telles livraisons.


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